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Après la pandémie, l'effervescence des années folles?

party at a nightclub, young people boys and girls dancing in a smoke
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Après la fin de la Première Guerre mondiale et de la grippe espagnole, l’époque des Années folles voyait le jour, une période à la fois exaltante et aux antipodes des horribles tragédies que venait de traverser l’humanité. Est-ce que cette effervescence pourrait se reproduire à la fin de la présente crise pandémique ?

Période de réjouissances, les Années folles des années 1920 ont été marquées par un foisonnement à la fois culturel, artistique et social, sans compter les multiples prouesses technologiques destinées à améliorer le quotidien des gens.

Allons-nous voir des foules en liesse qui courent dans les rues, ou de grands rassemblements dignes de Woodstock, rapprochements affectifs et sexuels en prime ? 

Bref, revenir à des contacts moins « sanitaires », et plus effervescents ? D’autant plus que certains ont eu la chance de faire des économies pendant le confinement, et qu’ils ont l’intention de rattraper le temps perdu : pour relancer l’économie, mais surtout pour se faire plaisir !

À l’opposé, beaucoup d’autres pourraient demeurer prudents, craintifs, apeurés devant une personne qui tousse, ou encore refusant systématiquement poignées de mains et accolades. 

Et que dire de la bise ! Notre célèbre tempérament latin risque peut-être de prendre un sérieux coup de froid...

Au cours des 12 derniers mois, cette pandémie a marqué les esprits et changé nos habitudes, et celles-ci ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Car s’il est possible de déclarer l’armistice marquant la fin officielle d’un conflit armé, c’est autrement plus difficile quand l’armée ennemie est un virus : la paix s’installe graduellement, sans tambour ni trompette.

Retour à la normale 

Le retour à la normale, ou plutôt à une nouvelle normalité, se vivra à un rythme différent pour chacun d’entre nous.

Personne n’aura livré la même guerre et vécu cette pandémie de la même façon. 

Pour certains, les pertes (humaines, financières, familiales, amicales, conjugales, etc.) ont été plus intenses que pour d’autres.

De plus, le virus a révélé une chose cruelle que nous ne voulons pas toujours voir : les profondes inégalités sociales ont aggravé la situation déjà précaire de nombreuses personnes vulnérables. 

C’est vrai pour tous les âges de la vie et toutes les classes sociales.

Vous connaissez sûrement des gens préparant déjà leurs vacances d’été, ou un Noël du campeur digne de celui du 25 décembre. Mais tant d’autres n’ont pas le cœur à la fête.

Un jour, l’Organisation mondiale de la santé décrétera la fin de cette pandémie; cela ne marquera pas la fin de la peur pour autant. 

Tant de bouleversements et de transformations technologiques ont eu lieu, en peu de temps, qu’ils ne peuvent faire autrement que d’affecter nos comportements. 

Il y a d’abord le travail, la présence de collègues devenant de plus en plus virtuelle, que cela nous plaise ou pas. 

Il y a aussi nos lieux de résidence, avec tous ceux et celles qui, de façon pleinement réfléchie ou sur un coup de tête, ont pris la clé des champs, celle de la maison de campagne ou de la banlieue. Nul ne sait si cet exode va durer, et de quelle manière il sera vécu à plus long terme.

Chose certaine, les bouleversements psychologiques causés par la pandémie mettront du temps à se cicatriser. 

Nos rapports humains en seront transformés, mais comment ? 

Une nouvelle page d’histoire est visiblement en train de s’écrire.