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Graham Swift, magicien des mots

<strong><em>Le grand jeu</em><br>Graham Swift</strong><br>Aux Éditions Gallimard<br>192 pages
Photo courtoisie Le grand jeu
Graham Swift

Aux Éditions Gallimard
192 pages

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Quatre ans après son très beau Dimanche des mères, l’écrivain britannique Graham Swift nous revient avec une histoire d’amour qui ne manque pas de charme. 

Jack et Ronnie se sont rencontrés pendant leur service militaire. Ayant respectivement inscrit « comédien » et « magicien » sur leur fiche de renseignements personnels, ils ont tous deux été affectés fissa au département des archives du Royal Corps of Signals. Rien d’héroïque, mais au moins, ils sortiront de là sans la moindre égratignure.

De retour à la vie civile, ils se seraient sans doute perdus de vue à jamais si Jack n’avait pas décroché le rôle de maître de cérémonie dans un spectacle de variétés se déroulant chaque soir sur la jetée de Brighton, une station balnéaire du Sud-Est de l’Angleterre. À l’été 1959, Jack offrira en effet à son ami une petite place dans le spectacle, à condition que ce dernier se trouve un assistant. Qui sera plutôt une assistante, la ravissante et séduisante Evie White. 

Abracadabra 

C’est avec 50 ans de recul qu’on découvrira peu à peu tout ce qui s’est passé cet été-là. Comment le numéro d’illusionnisme de Ronnie et d’Evie a rapidement remporté un immense succès ; de quelle façon ces deux-là ont aussi fini par devenir un couple à la ville ; leurs fiançailles et leur mariage prévu à la toute fin de la saison touristique ; et puis, un beau jour, la disparition de l’un des artistes du spectacle. 

Ce n’est certes pas la première fois qu’un écrivain a recours au triangle amoureux pour faire monter la tension dramatique. Mais il y a dans ce récit un petit quelque chose de magique, un petit quelque chose d’envoûtant qui nous fait dire que le Britannique Graham Swift a vraiment plus d’un tour dans son sac pour nous captiver. 

À lire aussi cette semaine  

Les oubliés

<strong>John Grisham</strong><br>aux Éditions JC Lattès<br>416 pages
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John Grisham
aux Éditions JC Lattès
416 pages

Cullen Post est avocat chez Les Anges Gardiens, une fondation dont la mission est d’arracher au couloir de la mort le maximum de prisonniers victimes d’erreurs judiciaires. Voilà donc pourquoi, 22 ans après avoir été enfermé injustement, Quincy Miller finira par faire appel à lui dans l’espoir d’être libéré. Sauf que la dernière fois qu’un avocat a tenté de l’aider, ce dernier a vite été assassiné...  

Un très, très bon Grisham. Sans conteste l’un de nos préférés de lui.  

Ian Fleming

<strong>Christian Destremau</strong><br>aux Éditions Perrin<br>352 pages
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Christian Destremau
aux Éditions Perrin
352 pages

La courte vie d’Ian Fleming, créateur du célèbre James Bond, tient presque du roman. Car, bien avant de se mettre à écrire, Fleming a notamment travaillé pour le service de renseignements naval britannique et participé à la planification de l’opération militaire Goldeneye. Un parcours captivant qu’on peut découvrir dans cette biographie particulièrement bien documentée. 

Chocolat

<strong>Stéphane Bonnat, Élisa Montiel et Julien Bouré</strong><br>aux Éditions La Maison<br>480 pages
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Stéphane Bonnat, Élisa Montiel et Julien Bouré
aux Éditions La Maison
480 pages

Présenté dans un étui en carton, ce magnifique livre grand format doit facilement peser dans les quatre kilos. C’est qu’il y en a des choses, à l’intérieur ! Que ce soit sur le plan historique, scientifique ou gastronomique, tout ce qui touche au chocolat y est traité. Quant aux recettes, elles ont été reprises dans un tiré à part afin que l’ouvrage ne soit pas abîmé en cuisine. Une superbe idée-cadeau pour les amateurs de chocolat de Pâques ! 

Paranormal

<strong>Carole Coatsaliou</strong><br>aux Éditions Hugo<br>184 pages
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Carole Coatsaliou
aux Éditions Hugo
184 pages

Parce que c’est bientôt le 1er avril, on a eu envie de parler de ce livre, qui relate toutes sortes d’histoires terrifiantes parfois un peu difficiles à croire. Par exemple l’affaire Elisa Lam, qui s’est déroulée à Los Angeles, dans un hôtel ayant la réputation d’être le plus hanté du monde. Et que penser du Mothman (l’homme-papillon), qui aurait entre autres été aperçu en Ukraine quelques secondes avant l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl ? Sans blague, un livre fascinant. 

Frissons garantis 

L’enfant étoile

<strong>Katrine Engberg</strong><br>Aux Éditions Fleuve<br>416 pages
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Katrine Engberg
Aux Éditions Fleuve
416 pages

Tel qu’on peut le voir en page couverture, Camilla Läckberg a qualifié ce premier roman de « fantastique ». Et on n’est pas loin de penser qu’elle dit vrai. 

Très tôt le matin, en allant porter ses ordures à l’étage du dessous, un vieil homme remarquera quelque chose de louche : la porte de service de l’appartement de ses voisines, deux jeunes étudiantes qui ne le laissent pas totalement indifférent, semble curieusement avoir été laissée ouverte toute la nuit. Histoire de s’assurer qu’elles vont bien, le vieil homme les hélera donc depuis le palier... avant de perdre l’équilibre et de tomber lourdement sur le cadavre de l’une des jeunes filles, qui a visiblement été assassinée de manière assez sauvage.

De la fiction à la réalité ?

Pour enquêter sur ce meurtre, l’inspecteur Jeppe Kørner et sa collègue Anette Werner, tous deux de la police de Copenhague, seront rapidement dépêchés sur place. Ce qui ne plaira pas du tout à la propriétaire des lieux, une universitaire à la retraire qui, lorsqu’elle ne picole pas en bonne compagnie, travaille sur son premier roman policier. C’est d’ailleurs là que les choses commenceront à devenir franchement intéressantes : dans ce livre, quelqu’un meurt sensiblement de la même façon que sa jeune locataire.  

Une série prometteuse qu’on risque fort de suivre au cours des prochaines années.