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La reine du printemps

Campeau
Photo courtoisie Lors de ses moments libres, l’urgentologue Christian Croteau aime bien taquiner la marigane noire en compagnie de l’expert Joey Gravel Béland.

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Pour plusieurs passionnés, la longue période transitoire entre la fin de la saison hivernale et le début de la pêche aux salmonidés le 23 avril, sur l’ensemble du territoire, semblera interminable.

Les quelque 210 000 adeptes des trois espèces les plus populaires de la Belle Province, soit la perchaude, le doré et le brochet devront ranger leurs brimbales, leurs cannes à dandiner et leur tarière dans quatre jours, soit le 31 mars, dans la majorité des secteurs.

Belle alternative

Dans les immenses zones 8, 10 et 25, il est permis de taquiner la marigane noire à l’année. Cette espèce est fort appréciée pour les beaux petits combats qu’elle donne et pour sa chair tendre et délicieuse. Ce poisson, que les Américains surnomment crappie et que d’autres appellent calico ou crapet calico, devient très actif à ce temps de l’année, juste avant le début de sa période de reproduction. Ils se regroupent alors en bandes et l’esprit de compétition s’impose souvent entre les congénères pour l’obtention des diverses sources de nourriture. Par la suite, tout comme leurs cousins les achigans, ce sont les mâles qui construiront les nids et qui protégeront les œufs et les alevins.

Avant même de continuer, je crois que je n’ai nul besoin de vous spécifier, qu’à ce temps de l’année, la prudence doit prôner avant tout le reste. La croûte de glace est déjà disparue de plusieurs cours d’eau (faisant partie des réseaux hydriques) influencés par un certain débit. En revanche, il y a encore plusieurs baies, à l’abri du courant, qui sont toujours recouvertes d’une couche de glace de plus 40 cm. 

Un expert

Lundi dernier, j’ai eu la chance d’accompagner Joey Gravel Béland, de Fassett, en Outaouais. Ce grand gaillard se passionne pour toutes les familles faisant partie de la catégorie des panfish, soit des espèces destinées à la friture, comme la perchaude, le crapet arlequin, le crapet-soleil et sa préférée, la reine des eaux, la marigane. Il s’intéresse à ces fiers combattants depuis plus d’une décennie. Il a même mis sur pied un regroupement qui se nomme Panfish Québec.

Joey exploite les eaux des rivières des Outaouais et Richelieu, des lacs Champlain et Deux-Montagnes ainsi que celles du fleuve Saint-Laurent, dans les secteurs de Contrecœur et de Sainte-Catherine.

Habitat

M. Gravel recherche surtout des sites à l’abri du courant où la végétation perdure tout au long de l’hiver. Il faut évidemment que les poissons visés y retrouvent un généreux garde-manger. Les spécimens de petite taille seront avides de plancton et de larves d’insectes tandis que les palettes, pouvant mesurer jusqu’à 30 et même 35 cm, raffoleront de petites perchaudes et autres cyprins ainsi que de crustacés comme les gammares, aussi appelés crevettes d’eau de façon erronée.

Une fois bien apprêtée, la chair de la marigane est incroyablement délicieuse. On voit ici la belle présentation de la cheffe Diane Couture.
Photo courtoisie
Une fois bien apprêtée, la chair de la marigane est incroyablement délicieuse. On voit ici la belle présentation de la cheffe Diane Couture.

Les poissons fréquentent surtout les portions les plus profondes des canaux creusés par l’homme ou les diverses fosses qu’on retrouve dans les baies. Selon l’environnement, les calicos cohabiteront à diverses hauteurs dans la colonne d’eau, entre 3 et 10 mètres. L’utilisation d’un sonar performant est tout indiquée pour être aux premières loges quand l’action se déroule.

Techniques

La pêche avec des petits leurres souples imitant des menés, des vers, des micros-écrevisses, des nymphes, etc. fonctionne à merveille lorsqu’on les empale sur une tête plombée ou de tungstène de 1/16 ou de 1/32 once. Joey, pour sa part, préfère utiliser des Leech Minnow, des Prime Minnow et des Panfish Express de la firme québécoise Magic Bug. 

Le drop shot est une technique performante pour capturer des achigans tout au long de la saison. Retenez toutefois qu’en optant pour un montage de la sorte avec un hameçon no 6, un plomb de 1⁄4 d’once et un espacement de 30 cm, il est facile de maintenir le lest au fond et de faire vibrer doucement l’offrande au rythme des saccades imposées. Un leurre souple ou un petit mené mort, d’une longueur maximale de 5 cm, sont alors conseillés pour arriver à vos fins.

Après la glace

À compter du 23 avril prochain, dans les zones 5, 6, 7, 9, 11, etc. ou dès qu’il sera possible de pêcher en eau libre dans les zones 8, 10 et 25, vous pourrez vous diriger vers les sites décrits ci-haut et vous servir d’une petite flotte avec un leurre souple monté sur une tête de jig. Laissez un espacement variant de 60 à 120 cm, selon la profondeur et l’environnement immédiat et soyez prêt pour l’action.

Pour en savoir plus sur cette espèce et cette pêche qui gagnent à être connues, visitez la page Facebook Panfish Québec.

Multirécréatifs à souhait 

La chasse, la pêche et les activités de toutes sortes, dont les sports motorisés, sont à l’honneur à la pourvoirie 100 lacs sud.
Photo courtoisie
La chasse, la pêche et les activités de toutes sortes, dont les sports motorisés, sont à l’honneur à la pourvoirie 100 lacs sud.

Dans les Hautes-Laurentides, il y a un site où les passionnés peuvent se divertir, s’amuser et pratiquer leurs activités préférées.

À mi-chemin entre les municipalités de Mont-Laurier et de Parent, à environ 100 km de Mont-St-Michel, on retrouvait, à une certaine époque, deux entreprises portant quasi le même nom, soit la pourvoirie 100 lacs sud et la pourvoirie des 100 lacs nord. Cette dernière a changé de dénomination en 2005, ce qui a mis un terme à de nombreuses confusions auprès des visiteurs. Il n’y avait étrangement aucun lien entre ces auberges de la forêt, et ce, même si elles n’étaient distancées que d’une vingtaine de kilomètres à peine.  

La pourvoirie 100 lacs sud a été acquise en 2014 par Paul Ouimet et Michel Foix. Depuis, ils ont revampé l’ensemble de 22 habitations afin qu’elles obtiennent des cotes de trois et de quatre étoiles. Plusieurs unités sont même offertes avec une salle de bain dans chaque chambre. Les hommes d’affaires ont également relancé les opérations à un tout autre niveau dans cet emplacement entouré d’un territoire à droits exclusifs de 235 km2.

Parlons poissons

Plus de 118 plans d’eau sont proposés dans les différents plans de pêche, dont deux imposants mesurant plus de 10 kilomètres: le Toulouse et l’Adonis.

Du mois de mai à la mi-septembre, il est possible de soutirer l’espèce vedette, le doré, dans une dizaine de lacs. La longueur moyenne des spécimens qu’on y attrape se situe dans la gamme de taille légale de 32 à 47 cm. De beaux percidés de deux et trois kilos sont capturés tous les jours et une douzaine de trophées de plus de 4,5 kg sont interceptés chaque été.

Le brochet est présent dans une vingtaine de nappes d’eau. Les manieurs de canne franchissent souvent la barre des cinq kilos.

Si vous recherchez des mouchetées indigènes, vous aurez le choix parmi une quinzaine de destinations poissonneuses. Retenez que plusieurs petits plans d’eau en périphérie de l’auberge abritent, pour leur part, des ombles de fontaine ayant été ensemencés au fil des temps. Si vous aimez relever les défis, sachez que l’Adonis est l’hôte de touladis de grande taille qui ne se laissent pas facilement berner. 

Parlons chasse

De la mi-septembre à l’Action de grâce, M. Ouimet et son équipe reçoivent des groupes de chasseurs à l’orignal. Le taux de succès avoisine les 70 % chaque année. L’automne dernier, trois mastodontes arboraient des bois de plus de 40 pouces et deux autres dépassaient la marque symbolique des 50 pouces.

Les nemrods fervents de perdrix auront beaucoup de plaisir à arpenter les centaines de kilomètres de route et de sentier. Ils pourront même, à l’occasion, intercepter quelques lièvres.

Des forfaits de chasse à l’ours sont offerts au printemps à proximité de sites appâtés. Le niveau de réussite frôle les 90 %. Il est aussi possible d’opter pour un combiné avec la pêche.

Sports motorisés

Du temps des fêtes jusqu’au début avril, l’auberge se transforme en un imposant relais de motoneiges, à l’ambiance fort invitante. Pour mieux vous situer, sachez que 3000 motoneigistes y séjournent au moins une nuitée et que plusieurs font un détour pour venir y déguster la bavette de bœuf ou le filet mignon et prendre un verre de rouge ou de blanc de la sélection exclusive de la cave à vin. L’achalandage est tel, qu’on y sert jusqu’à 2500 litres d’essence par jour.

Jusqu’aux premières neiges, bon nombre de quadistes partent de Saint-Michel-des-Saints de Mont-Laurier, de Maniwaki ou d’ailleurs pour se rendre à cette plaque tournante afin d’y prendre une pause et s’y ravitailler. Ils peuvent ensuite reprendre les sentiers en direction de plusieurs autres régions.

Activités estivales

Après avoir taquiné les poissons, les invités en plan européen ou américain peuvent se baigner, relaxer sur l’une des nombreuses plages, faire du kayak, du canot ou du pédalo, profiter des jeux d’eau ou de ceux pour les tout petits.

Pour en savoir plus, composez le 819 410-1888 ou visitez le site www.pourvoirie100lacs.com


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