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Un pas de plus vers la LNH

Journaliste
Photo Hockey Canada, Rob Wallator André Tourigny a tout ce qu’il faut pour faire le saut dans la LNH au terme de son mandat avec Hockey Canada.

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La tenue du Championnat mondial de hockey junior de 2021 sera la dernière fois qu’André Tourigny dirigera du hockey de niveau junior. Il ne fait aucun doute à mes yeux que le mandat que Hockey Canada vient de lui confier est son dernier arrêt avant un retour dans la Ligue nationale de hockey.

Au cours de la prochaine année, Tourigny agira à temps plein pour la Fédération canadienne de hockey, ce qui lui permettra d’être derrière le banc lors des quatre plus grosses compétitions masculines à venir : il sera adjoint lors du prochain Championnat mondial de hockey sénior, puis en chef en 2022, il dirigera à nouveau Équipe Canada junior à Edmonton en décembre et janvier prochains et il aura l’occasion de faire partie du personnel d’entraîneurs qui ira aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.

C’est du jamais-vu ! Dans le monde du hockey, personne ne fait de cadeau à personne. Si Tourigny a été désigné par Hockey Canada pour ce rôle fort important, c’est parce que ses dirigeants lui vouent un respect sans norme.

Et je peux les comprendre. Sans connaître Tourigny personnellement, je sais que tous les gens à qui j’en ai parlé n’ont eu que de bons commentaires à son sujet.

UN PARCOURS INSPIRANT

Quand on regarde son cheminement, on ne peut que se ranger derrière lui et lui souhaiter de connaître du succès.

Il s’est tout d’abord fait un nom avec les Huskies de Rouyn-Noranda, une organisation qu’il a façonnée et qui, encore aujourd’hui, fonctionne selon ses valeurs et la culture qu’il y a implantée.

Il a par la suite vécu l’expérience de la LNH, tout d’abord comme adjoint à Patrick Roy avec l’Avalanche du Colorado pendant deux saisons de 2013 à 2015, puis une autre avec les Sénateurs d’Ottawa en 2015-2016. 

Ce que j’aime de lui, c’est qu’il n’a pas hésité à faire un pas en arrière après son congédiement par les Sens pour revenir au niveau junior, avec les Mooseheads d’Halifax. Ce que j’aime encore plus ? Après une saison dans les Maritimes, il a quitté l’une des meilleures organisations de hockey junior au Canada afin de se rapprocher de sa famille, à Ottawa, où il a accepté le poste d’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa.

André Tourigny est non seulement un homme de hockey hors pair, mais aussi un homme de famille. 

Et ça, c’est tout à son honneur.

COMME VIGNEAULT

En revenant chez les juniors, Tourigny a un peu emprunté le même parcours qu’Alain Vigneault, à l’exception que ce dernier avait été entraîneur-chef dans la LNH avant de retourner dans la LNH avec le Rocket de Montréal.

Mais quand même.

Il a travaillé d’arrache-pied, fait face à plusieurs embûches, mais aujourd’hui, il est reconnu non seulement à travers la Ligue canadienne de hockey, mais aussi la LNH et Hockey Canada.

Je mettrais ma main au feu qu’on le verra dans la LNH plus tôt que tard. Les Sabres de Buffalo, qui sont désespérément à la recherche d’une identité, auraient avantage à se placer les pieds rapidement.

Tourigny a démontré qu’il était un entraîneur de la nouvelle école et qu’il était capable de rallier les jeunes de la nouvelle génération vers un but commun.

Une chose est sûre : peu importe où il ira, Tourigny s’est déjà ajouté à la grande lignée d’entraîneurs québécois qui sont une fierté pour les gens d’ici.

Les échos de Bergie 

BONNE ACQUISITION

J’aime l’acquisition d’Eric Staal par le Canadien de Montréal pour plusieurs raisons. Certes, il n’est plus le joueur qu’il a déjà été, mais il est assurément meilleur que ce qu’il a démontré à Buffalo au sein d’une équipe en déroute totale. Je pense que Staal peut agir à titre de police d’assurance de luxe, un peu comme Corey Perry le fait depuis le début de la saison. En plus, il vient aider une position trop fragile chez le Tricolore, celle de centre. Évidemment, il s’agit de renfort à très court terme, mais à la lumière de ce que réussit non seulement à faire Perry mais aussi Jason Spezza, Joe Thornton ou Wayne Simmonds à Toronto, je ne vois pas pourquoi Staal ne pourrait pas être fort utile à l’équipe. Une chose est claire maintenant : la jeunesse de l’équipe n’est plus une excuse, on veut gagner dans l’immédiat. 

BONNE DÉCISION, MAIS...

La LNH n’avait d’autres choix que de remercier l’arbitre Tim Peel. Pour sa crédibilité et son intégrité, c’était la chose à faire. Ceci étant dit, jamais je n’oserai remettre en doute l’intégrité des officiels de la LNH, Peel inclus. L’erreur qu’a faite ce dernier, c’est de se faire prendre à micro ouvert. Comme entraîneur, tu sais que si tu viens d’écoper de trois pénalités de suite, les chances sont bonnes pour que la prochaine soit décernée à l’adversaire. C’est comme ça et ç’a toujours été comme ça ! Est-ce que ça veut dire que les officiels manquent d’intégrité ? Absolument pas. Ce sont des humains comme nous tous et ils font des erreurs, comme nous tous. Celle de Peel en était une grosse, toutefois, et ça ne pardonne pas. Après tout, il n’aurait pas connu une carrière de 23 saisons dans la LNH s’il avait été un mauvais arbitre.

OTTAWA : FUTURE PUISSANCE

Tout le monde riait des Sénateurs d’Ottawa en début de saison. Après 36 matchs, on peut déjà dire que cette équipe sera dominante dans un avenir rapproché. Les jeunes Sens regorgent de talent et les Brady Tkachuk, Thomas Chabot, Tim Stützle et Drake Batherson m’impressionnent à chaque match. D’ailleurs, j’ai très hâte de voir qui les Sénateurs nommeront comme capitaine de l’équipe entre Tkachuk et Chabot. L’un est l’âme de l’équipe, l’autre son cœur. Ce sera un choix déchirant. Au moins, les Sénateurs confieront le rôle de leader à un jeune qui grandira au même rythme que l’équipe. Ils ne répéteront pas l’erreur des Maple Leafs, qui ont nommé le vieillissant John Tavares au détriment de la jeune vedette Auston Matthews...