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«Moins-que-rien»: ne jamais mettre papa en colère!

«Moins-que-rien»: ne jamais mettre papa en colère!
capture d'écran

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Dans le merveilleux monde du cinéma d’action, s’aliéner un père de famille, ça veut dire risquer sa peau... Et toute cette violence vindicative est bien amusante. 

«N’appelle pas le 911», dit Hutch Mansell (Bob Odenkirk) à sa femme (Connie Nielsen) juste avant qu’une bande de mafieux russes investisse le domicile familial. Et on sait que ça va saigner. Et qu’on va aimer ça. Beaucoup.

Effectuons d'abord un petit retour en arrière. Hutch est employé dans une usine. Tous les jours de la semaine, il fait la même chose. Et tous les mardis, il oublie les vidanges, ce que ne manque jamais de lui rappeler son épouse. Au fond, Hutch ne vit pas, il se contente d’exister.

Cerise sur le gâteau, des cambrioleurs s’introduisent dans la maison des Mansell au beau milieu de la nuit. Pourtant armé d’un bâton de golf et malgré le fait que son fils (Gage Munroe) ait réussi à plaquer l’un des deux voleurs au sol, notre homme ne bouge pas. Il décide de les laisser partir.

Or, peu de temps après, il s’aperçoit qu’ils ont quand même réussi à voler le bracelet de sa fille. Le bracelet Hello Kitty de la fillette (oui, ça ressemble un peu au chien de «John Wick» tout ça)! Alors, il se transforme. Va chercher son vieux badge du FBI chez son père à la retraite (Christopher Lloyd de «Retour vers le futur»!), son flingue et se met en chasse. En dégommant tout le monde sur son passage.

Incidemment, sa vie prend un coup de jeune. Il refait la cuisine, n’oublie plus les vidanges et a même envie de faire l’amour à sa femme. Comme quoi, un peu de violence contre des méchants fait toujours beaucoup de bien au moral!

Parce que c’est écrit (par Derek Kolstad, oui, oui, le créateur de «John Wick») et réalisé (par Ilya Naishuller) sans aucune prétention, ce «Moins-que-rien» génère éclats de rire et bonne humeur. On connaît les talents de Bob Odenkirk grâce à des séries comme «Better Call Saul» dans laquelle il est redoutable d’efficacité. Là encore, il apporte à son personnage un éclat particulier.

Et en plus, la musique est parfaite... le «What a Wonderful World» de Louis Armstrong sur une scène de violence, c’est vraiment bon!

  • Note : 3,5 sur 5
  • «Moins-que-rien» est projeté dans les cinémas de la province.