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Quand les courtes nuits reviennent au galop

Un Longueuillois privé de gym et d’activités sociales peine à bien dormir

GEN - JEAN-FRANÇOIS PORLIER
Photo d'archives, Martin Alarie Jean-François Porlier aimait s’entraîner et courir en groupe, des activités qui l’avaient aidé à chasser l’insomnie. Avec le confinement, les troubles du sommeil sont revenus miner sa santé physique et mentale.

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Un homme de la Rive-Sud de Montréal, privé de ses trucs pour lutter contre l’insomnie à cause du confinement, a recommencé à se réveiller en pleine nuit, incapable de se rendormir.

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« La pandémie a complètement déglingué tous mes efforts. [...] Ç’a été dévastateur pour ma santé », souffle avec découragement Jean-François Porlier.

Le comédien et animateur de 51 ans avait commencé à souffrir d’insomnie il y a environ 15 ans, après quelques années à travailler comme morning man à la radio, déréglant son horloge biologique.

« J’avais réussi à avoir de bonnes nuits en allant au gym, de quatre à cinq fois par semaine », dit le Longueuillois. 

Il faisait aussi de la course à pied en groupe, il allait se faire masser régulièrement, puis il rencontrait aussi ses amis pour jouer aux quilles ou au billard, par exemple.

Toute une série d’activités qui l’aidaient à dormir plus paisiblement... qui ont disparu du jour au lendemain il y a un an, lors du premier confinement.

Comme artiste, il a aussi vécu plus d’insécurité sur le plan professionnel, voyant des projets tomber à l’eau avec la pandémie.

Un cocktail parfait pour que l’insomnie revienne hanter ses nuits. Il se réveillait à 3 h, sans se rendormir.

« Le gros problème, c’est aussi l’angoisse. Tu te réveilles la nuit et tu te dis : “merde, je n’aurai pas d’énergie aujourd’hui” », explique-t-il. 

« Cycle d’enfer »

Puis, survient aussi ce qu’il appelle le « cycle d’enfer ». Puisqu’il a mal dormi pendant la nuit, il fera parfois une sieste pendant la journée, trop longue, qui l’empêchera ensuite de trouver le sommeil au coucher.

La pandémie et l’insomnie ont eu un impact négatif sur sa santé, entraînant une prise de poids de 20 livres et de la très haute pression, ce qu’il n’avait jamais fait avant.

Cherchant à tout prix à prolonger ses nuits, M. Porlier a tout essayé.

La mélatonine n’ayant aucun effet, il a pris des antihistaminiques, normalement contre les allergies, mais qui ont un effet somnolent.

Quand il se réveille au milieu de la nuit, il peut lire, écouter un balado, prendre une tisane relaxante ou un bol de céréales. Il a aussi porté un bandeau sans fil Bluebooth pour trouver le sommeil. Des trucs qui fonctionnent à l’occasion.

Malgré tout, il a constamment l’impression d’être à sens inverse dans un escalier mécanique.

Découragement

Et malgré le relâchement des mesures sanitaires, il sent un certain découragement. 

La massothérapie avec un masque est moins relaxante pour lui, notamment.

Il se demande aussi si le retour au gym pourra durer, craignant une troisième vague. 

« Est-ce que cette fois sera vraiment la bonne ? » s’interroge-t-il, laissant planer un doute.