/news/society
Navigation

Un sondage place Trois-Rivières en troisième place des lieux où il fait le mieux vivre au Canada

Un sondage place Trois-Rivières en troisième place des lieux où il fait le mieux vivre au Canada
Photo Agence QMI, Eddy Verbeeck

Coup d'oeil sur cet article

Longtemps reine du chômage et de la pollution, Trois-Rivières est maintenant la troisième ville au Canada où il fait bon vivre, selon un récent sondage de la firme RATESDOTCA.

La cité de Laviolette, comme elle est souvent appelée, se classe derrière deux villes de la Colombie-Britannique, Langford (1re) et Kelowna (2e). La seconde ville du Québec au classement est la ville de Québec (10e).

Les critères évalués étaient, entre autres, la croissance démographique, la croissance du prix des maisons, les paysages, le climat, les activités de plein air, la vie nocturne et les impôts fonciers.

Les résultats du sondage mené en janvier auprès de 1514 Canadiens par Léger pour le compte de RATEDOTCA est une douce musique aux oreilles du directeur général d’Innovation et développement économique de Trois-Rivières, Mario De Tilly.

Un sondage place Trois-Rivières en troisième place des lieux où il fait le mieux vivre au Canada
Eddy Verbeeck / AGENCE QMI

«La pandémie a amené de nombreux citoyens à réfléchir à leur avenir, et nous constatons un engouement sans précédent pour notre ville. On a des maisons abordables, de l'espace vert, des loisirs et des emplois. Que peut-on demander de plus», lance M. De Tilly.

Retour aux sources

Marie Lemire habitait à Trois-Rivières avant de partir pour Montréal afin d’y faire son bac en communications. Là, elle a découvert la vie trépidante de la métropole, ses bars, ses restaurants, ses spectacles.

«Plus jeune, je trouvais Trois-Rivières ennuyeuse et franchement pas glamour», relate Mme Lemire, ajoutant qu’elle a trouvé rapidement du travail à Montréal, puis un conjoint. Leur loyer leur coûtait une fortune et chaque déplacement leur prenait un temps fou.

Un sondage place Trois-Rivières en troisième place des lieux où il fait le mieux vivre au Canada
Eddy Verbeeck / AGENCE QMI

Puis, en 2017, elle a décidé de revenir à Trois-Rivières pour fonder une famille.

«J'avais un peu peur, mais j'avoue que j'ai retrouvé une tout autre ville, plus belle, plus vivante.»

Pendant les années 80 et 90, la ville avait piètre réputation. Mais, au tournant des années 2000, le milieu économique se ressaisit, invite à des projets, accueille des industries innovantes et la ville découvre ses forces: ses installations portuaires, ses PME performantes, son potentiel récréotouristique.

L'ex-maire de Trois-Rivières Yves Lévesque situe le virage il y a une douzaine d'années.

«Je dirais que Trois-Rivières est redevenue une ville attrayante vers la fin de la première décennie de 2000. On avait mis beaucoup d'efforts sur les infrastructures de culture et de loisirs, parce qu'on sait que pour les couples d'aujourd'hui, c'est 50 % qualité de vie; 50 % travail. » Celui qui est resté maire pendant 17 ans (2001-2018) se rappelle l'état lamentable du centre-ville.

«Tu passais devant un commerce, il y avait une vitre de cassée, devant un autre, une planche de plywood, alors tu peux pas vendre une ville en mauvais état. Le début de tout a été de redonner de l'éclat au cœur de la ville, ensuite de créer des événements, attirer le monde pour qu'on sache que Trois-Rivières a changé.»

Ça va tellement bien qu'on parle désormais de surchauffe dans le secteur immobilier. Depuis l'automne dernier et en incluant les deux premiers mois de 2021, la valeur médiane des propriétés a grimpé de 24 %.