/news
Navigation

Une pétition pour la démission du recteur et du professeur de l’Université d’Ottawa

OttOttawaUJun5
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Une pétition ayant récolté plus de 4000 signatures a été lancée cette semaine pour demander la démission du recteur Jacques Frémont et celle du professeur Amir Attaran de l’Université d’Ottawa, en raison de propos que ce dernier a tenus sur Twitter, associant le Québec à une société raciste.

• À lire aussi: Affaire Attaran: un double manquement éthique

• À lire aussi: Affaire Attaran: Québec condamne les attaques «francophobes»

• À lire aussi: Pour Singh, vomir sur le Québec n’est pas grave

«L’inaction du recteur de l’Université d’Ottawa dans l’affaire Attaran, de même que son action rapide et démesurée pour le cas de Mme Lieutenant-Duval [professeure suspendue en octobre 2020] illustrent toute son incompétence et son mépris envers les Québécois», peut-on lire dans la pétition lancée par Louis-Joseph Brouillard.

Adressée à l’Université d’Ottawa ainsi qu’au premier ministre Justin Trudeau, la pétition exige la démission du professeur et demande par ailleurs de le réprimer publiquement.

«Si Attaran s’en tire sans sanctions, alors que ces propos sont racistes et ciblés et que la chargée de cours Lieutenant-Duval a dû payer pour l’incompétence du recteur... l’attitude du recteur est profondément insultante», a ajouté M. Brouillard.

Le professeur Attaran avait notamment qualifié sur Twitter le Québec «d’Alabama du Nord» et le premier ministre François Legault de «suprémaciste blanc», en raison de son refus de reconnaître l’existence du racisme systémique dans la province.

Un commentaire qui avait été condamné par le premier ministre Justin Trudeau, lequel avait alors lancé: «Ça va faire, le Québec bashing», lors d’un point de presse du 22 mars dernier.

La cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul, avait également dénoncé les propos plus tard dans la semaine, alors que le leader du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, avait estimé que les étudiants québécois devaient «reconsidérer» leurs études dans l’université ontarienne.

Le recteur de l’université avait déploré les propos tenus par l’enseignant dans une réponse écrite envoyée le 21 mars, mais n’avait pas pour autant présenté des excuses ou appliqué des sanctions à l’encontre du professeur Attaran.