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Climat : une réunion internationale face au défi de l’énergie

Climat : une réunion internationale face au défi de l’énergie
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Comment enfin freiner les émissions qui réchauffent le globe ? Chine, États-Unis, Inde, Union européenne... les premiers émetteurs de la planète se réunissent mercredi à l’invitation de la présidence de la COP26 et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), pour tenter de mieux coopérer en matière d’énergie, source principale du dérèglement climatique. 

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Après un coup de frein historique lié à la pandémie de Covid-19, les émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à la combustion des énergies fossiles sont reparties de plus belle : le bilan de décembre 2020 dépassait déjà celui de 2019.

« Si les gouvernements ne mettent pas en place dès que possible des mesures en faveur des énergies propres, je ne serais pas surpris de voir un très fort rebond en 2021 : nous aurions alors raté l’occasion historique de faire de 2019 l’année du +pic+ des émissions », a prévenu lundi devant la presse le directeur de l’AIE Fatih Birol.

L’économiste accueillera mercredi avec le Britannique Alok Sharma, président de la COP26 prévue à Glasgow en novembre, un « Sommet Net Zéro », destiné à « revigorer la coopération internationale » en matière d’énergie, source de trois quarts des émissions.

Climat : une réunion internationale face au défi de l’énergie
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Les responsables énergie et/ou climat d’une quarantaine de pays sont annoncés : l’émissaire américain John Kerry, le chinois Xie Zhenhua, le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, ou le ministre indien de l’Energie Raj Kumar Singh.

De grands États émergents seront représentés, l’Indonésie, l’Afrique du sud, le Brésil... et des représentants d’ONG et d’entreprises invités.

« Les engagements nationaux seuls ne suffisent pas, parce que les économies sont liées. Si nous voulons que les transitions se fassent suffisamment rapidement, à des coûts abordables, nous devons travailler ensemble », plaide Faith Birol, citant un besoin de « transition profonde dans tous les secteurs où la demande énergétique est forte » et la nécessité d’« identifier des moyens d’action à court terme ».

À commencer par les transports.

« En 2020, 4 % des voitures vendues dans le monde ont été des voitures électriques, mais 42 % étaient des VUS, et pas seulement aux États-Unis, mais en Chine, en Europe et ailleurs », souligne-t-il. « Alors nous avons deux devoirs, et nous en discuterons mercredi : trouver des incitations en faveur des moyens de transport propres, mais aussi des freins financiers aux plus polluants ».

Le retour du charbon

L’année 2021 s’apparente de fait à une année charnière.

Plusieurs dizaines de pays, représentant 70 % des émissions mondiales, se sont engagés ces derniers mois à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 (2060 pour la Chine), pour tenter de garder le monde sous un seuil déjà périlleux de +2°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle.

D’ici la 26e conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP26), les Etats sont aussi appelés à présenter des plans nationaux de réduction d’émissions renforcés, généralement à horizon 2030, comme le prévoit l’accord de Paris.

À ce jour, environ 80 pays, dont les membres de l’UE et le Royaume-Uni, l’ont fait.

Les États-Unis ont opéré leur retour dans l’accord climat quelques heures après l’entrée en fonction du président Joe Biden en janvier. Ils devraient présenter leurs engagements améliorés d’ici le 22 avril, date d’un sommet organisé par Washington pour la Journée de la Terre.

Et pourtant, les plans de relance post-Covid mis en place dans le monde ne sont pas aussi verts qu’il le faudrait, a pointé le 10 mars l’ONU, avec juste 20 % d’entre eux favorables à l’environnement.

Déjà, la consommation de charbon repart, tirée par l’Asie, après une chute de 4 % l’an dernier, jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale. Le charbon reste aujourd’hui la première source mondiale de CO2.

Du côté du pétrole, la demande pourrait atteindre de nouveaux records dans les années à venir et, sans mesures audacieuses pour l’entraver, l’AIE ne voit pas de « pic » à l’horizon.

L’Agence, qui conseille des dizaines de pays, doit publier le 18 mai « la première feuille de route mondiale » pour permettre au secteur énergétique d’atteindre la neutralité carbone en 2050, avec une liste des efforts requis, des gouvernements, mais aussi des entreprises, des investisseurs et des citoyens.