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Des cliniques de vaccination sans rendez-vous à Montréal

Des cliniques de vaccination sans rendez-vous à Montréal
Photo Martin Alarie

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Les autorités de la santé du nord de Montréal ont déployé une dizaine de cliniques de proximité sans rendez-vous afin de prévenir un retard de la vaccination chez des populations vulnérables. 

Le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal met sur pied jusqu’au 3 avril ces centres «éphémères» de vaccination qui durent une journée dans divers locaux des arrondissements du nord de Montréal, comme Montréal-Nord et Saint-Laurent. 

L’objectif est d’y accueillir des populations que la campagne de vaccination massive n’atteint pas. Le CIUSSS et des organismes du quartier font ainsi du porte-à-porte et des appels téléphoniques pour joindre ces personnes, qui sont les seules à être informées du déploiement. Elles peuvent ensuite se présenter quelques jours plus tard, sans rendez-vous, dans la clinique éphémère réservée à leur communauté. 

«Ici, il y a une centaine de personnes qui, dans des conditions normales, ne seraient peut-être pas allées se faire vacciner», a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, lors d’un point de presse dans l’une de ces cliniques hier. «D’amener le vaccin à ces gens-là, c’est très important.»

Environ 1000 doses ont été réservées pour ce projet-pilote. Jusqu’ici, l’initiative a si bien fonctionné que des livraisons de doses supplémentaires ont été nécessaires. Le CIUSSS ne ferme pas la porte à ce que le projet pilote se poursuive au-delà de la semaine prochaine et souhaite le voir être reproduit dans d’autres secteurs avec des besoins similaires.

Vulnérabilité

Les autorités se sont basées sur différents critères pour déterminer qu’un secteur avait besoin de l’un de ces centres, comme les taux de vaccination et de positivité aux variants, mais aussi sur différents facteurs de vulnérabilité.

«Il y a des gens qui ont des problèmes physiques, qui ne peuvent pas se déplacer, d’autres qui ont une santé mentale très fragile, énumère la députée de Bourassa-Sauvé, Paule Robitaille. Tu as aussi des mères monoparentales avec cinq enfants, des gens qui ne parlent pas la langue. C’est difficile à concevoir pour la classe moyenne, mais il y a beaucoup de gens dans mon comté qui n’ont pas accès à internet.»

«C’est clairement un gage de succès pour faire en sorte que dans un ou deux mois [...] on ne se ramasse pas avec des quartiers laissés pour compte à cause de ces barrières», a soutenu quant à elle la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin.

Variants et protection

«Ce qui nous inquiète beaucoup, c’est l’ampleur des variants dans certains secteurs, et on veut protéger le plus rapidement possible notre clientèle vulnérable», a fait valoir la gestionnaire des cliniques de vaccination mobiles du CIUSSS, Mélanie Charbonneau.

Mélanie Charbonneau, gestionnaire des cliniques de vaccination mobiles du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
Photo Olivier Faucher
Mélanie Charbonneau, gestionnaire des cliniques de vaccination mobiles du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal

«Les variants se concentrent beaucoup dans les territoires du centre-ouest, donc Côte-Saint-Luc et Outremont, mais il tend à migrer à Saint-Laurent et aussi à Montréal-Nord, où depuis quelques semaines, on voit arriver plus de cas de variants», a indiqué la Dre Drouin.

Près d’un Montréalais sur cinq a reçu sa première dose de vaccin, selon Mme Drouin.

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