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Gérer la hausse des prix de l'acier en Mauricie

Gérer la hausse des prix de l'acier en Mauricie
Photo Agence France-Presse

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La flambée des prix de l'acier, qui atteint en moyenne de 20 à 30% et va jusqu'au double du prix pour certains produits, complique la vie des entrepreneurs de l'industrie métallurgique en Mauricie.

FAB 3R de Trois-Rivières, qui manufacture de l'équipement pour l'industrie lourde, doit réaliser des prouesses d'ingénierie pour s'adapter. Il lui faut redessiner des pièces pour composer avec les types d'acier disponibles au moment de l'exécution d'un contrat donné.

Le coût additionnel est refilé aux clients. «Avec un 30%, on est encore potentiellement capable de négocier avec le client. Si ça allait au-delà et que la flambée des prix continuait dans la prochaine année, il faudra vérifier ça de près et ça pourrait très bien retarder des projets», a constaté Yves Lacroix, président de FAB 3R.

Chez le fabricant de tours d'éoliennes Marmen, un gros consommateur d'acier, on dort tranquille pour l'instant puisque les stocks avaient été achetés pour l'année.

«Si ça ne rebaisse pas, on aura un problème», anticipe cependant le président de Marmen, Patrick Pellerin, en notant au passage que «le marché de l'acier est fluctuant».

S'il y a surchauffe actuellement, c'est en raison d'un ralentissement de la production dans les aciéries, attribuable à la pandémie. «Durant la période pandémique en Europe, on a constaté 50% de fermetures de ce qu'on appelle les hauts fourneaux, donc des sidérurgies», a observé Mario De Tilly, directeur d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières.

Non seulement trouver de l'acier disponible est-il un défi, mais recevoir sa commande est aussi difficile, puisque les délais de transport peuvent atteindre jusqu'à quatre mois.