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La 3e vague assombrit le retour en classe

Les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire sont de retour sur les bancs d’école à temps plein en zone rouge

Jeunes de l'École secondaire Jeanne-Mance à Montréal
Photo Anne-Sophie Poiré Des amis de 16 et 17 ans étaient tous heureux de se retrouver après des mois d’école virtuelle à temps partiel, lundi, à l’école secondaire Jeanne-Mance de Montréal.

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Québec n’exclut pas de revenir à l’enseignement à distance pour des élèves du secondaire, ce qui pourrait être un coup dur pour la vie sociale des jeunes qui retournaient sur les bancs d’école à temps plein en zone rouge lundi. 

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« Soyons clairs : l’éducation est notre priorité et nos jeunes doivent être à l’école. Pour le moment, il n’est pas question de retourner les élèves à la maison », a précisé sur Twitter le ministre de la Santé Christian Dubé, peu de temps après un point de presse donné dans l’arrondissement de Montréal-Nord, lundi matin.

Pour les jeunes de 3e, 4e, et 5e secondaire, le retour en classe s’est fait dans la joie de reprendre la vie sociale scolaire.

« C’est moins bien d’être à distance parce qu’on a moins de contact avec de vraies personnes », lance Marc-Laurin, 16 ans, qui fréquente l’école secondaire Jeanne-Mance sur Le Plateau-Mont-Royal.

« Moi, j’aime être avec mes amis [...] et c’est plus dur être concentré quand on est à distance », signale son ami Percy, 17 ans.

Enseignement à distance

Plusieurs membres du groupe ont aussi fait savoir que l’école virtuelle n’avait pas que de mauvais côtés.

« Ça reste que la distance est mieux pour suivre nos cours, faire les travaux, et, pour les examens, c’est plus facile. On a plus de temps pour se préparer », explique Marc-Laurin.

« Pour prendre des notes, c’est plus facile parce que c’est filmé et tout », renchérit un collègue de classe, Lukens, 16 ans.

Et si la Santé publique exigeait un retour à l’enseignement à distance dans les prochaines semaines ?

« Si on était au milieu de l’année, j’aimerais mieux que ça reste ouvert, mais là, comme c’est bientôt la fin, ça ne changerait pas grand-chose pour l’apprentissage », souligne Percy.

Variants

La bonhomie du retour sur les bancs d’école pourrait bientôt être assombrie par la montée des variants.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est toutefois fait rassurant.

« Encore vendredi matin, j’avais une conversation avec le Dr [Richard] Massé et le Dr [Horacio] Arruda [directeur national de santé publique] pour valider vraiment qu’on allait de l’avant avec la présence des élèves en classe tous les jours. C’est ce que souhaitent les enseignants, les parents, les élèves [la plupart] les pédiatres, les psychologues, pour terminer l’année en beauté. Mais attention, nos écoles sont sous haute surveillance », a averti le ministre en entrevue avec Mario Dumont, à LCN, lundi matin.

« Oui, les classes sont ouvertes, mais on ne se gênera pas pour en fermer de manière temporaire pour prévenir les éclosions », a-t-il ajouté.

Son collègue Christian Dubé a par ailleurs été formel lundi au sujet de la hausse du nombre de nouveaux cas de COVID-19 au Québec. 

« Il n’est pas question de se demander si on est dans une troisième vague ou non : on est dans une troisième vague », a confirmé le ministre de la Santé.

Québec rapportait lundi 891 nouveaux cas et quatre décès supplémentaires, pour un total de 309 202 personnes infectées et 10 651 victimes depuis le début de la pandémie. 

Les hospitalisations s’élevaient à 477, soit trois de moins que la veille, mais six personnes de plus reposaient aux soins intensifs pour un total de 120. 

– Avec Vincent Larin, Agence QMI

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