/news/education
Navigation

Le sommet sur la réussite éducative est critiqué pour son manque de transparence

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge
Photo d'archives Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge

Coup d'oeil sur cet article

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le manque de transparence entourant la tenue du sommet sur la réussite éducative organisé par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui se déroulera à huis clos les 31 mars et 1er avril.

Après les représentants des partis d’opposition et des syndicats d’enseignants, c’était au tour d’un regroupement de parents lundi de faire entendre son mécontentement. 

Le Regroupement des comités de parents autonomes du Québec, qui représentent notamment des parents de Montréal et de Laval, déplore que les discussions se tiendront en groupes restreints et à huis clos. 

Dans ce contexte, il sera impossible de prendre part à des échanges entre tous les participants afin d’en arriver à un réel consensus, affirme son porte-parole, Marc-Étienne Deslauriers. 

«Les parents engagés ne travaillent pas dans le secret, il faut que nous puissions faire entendre leurs attentes et leurs préoccupations à l'ensemble des partenaires du réseau scolaire public. Ce rendez-vous risque d'être une fausse bonne idée, puisque l'impossibilité de connaître les positions des autres ne peut pas mener à un consensus, du moins de notre point de vue. Le consensus sera alors celui que le ministre voudra y voir», a-t-il déclaré. 

Même son de cloche de la part de l’enseignant Sylvain Dancause, qui dénonce aussi un «huis clos inadmissible», dans son blogue publié sur le site du Journal

Le contenu de ce texte est appuyé par six autres enseignants et experts. 

«À notre connaissance, jamais un exercice aussi important en éducation ne s’est fait de façon similaire. Pour un gouvernement qui a déjà dit avoir fait le pari de la transparence, on nage en pleine contradiction», écrit M. Dancause. 

Au cabinet du ministre Roberge, son directeur stratégique, Jean-François Del Torchio, réitère que l’événement se tient à huis clos «à la demande de certains groupes» qui étaient moins à l’aise de s’exprimer publiquement.  

«Ce n’est pas un show du gouvernement ou de l’opposition, c’est une rencontre pour les enfants avant tout. Le but, c’est d’avoir une discussion franche», affirme-t-il. 

Ce dernier assure que les participants auront l’espace nécessaire pour échanger à la suite des présentations de chacun. 

L’objectif de cet événement est d’en arriver à un plan d’action qui sera dévoilé d’ici la fin avril, précise-t-il. 

Près d’une soixantaine de groupes, experts et partenaires prendront part à ces consultations.