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Fou du roi : les auditions sont lancées à Tout le monde en parle

Anaïs Favron revient sur son expérience à Tout le monde en parle

Anaïs Favron
Photo courtoisie, Karine Dufour Anaïs Favron était heureuse d’avoir l’occasion de coanimer Tout le monde en parle avec Guy A. Lepage.

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La ronde d’auditions pour Tout le monde en parle est officiellement lancée. Après Anaïs Favron, d’autres personnalités occuperont le siège vacant de Dany Turcotte au cours des prochaines semaines. 

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Dimanche, 912 000 téléspectateurs ont assisté – en direct – au premier tour d’essai d’Anaïs Favron comme copilote de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle.

Joint au téléphone, le producteur de l’émission, Guillaume Lespérance, affirme être « vraiment, vraiment content » du travail effectué par l’animatrice. La direction de Radio-Canada et Guy A. Lepage sont également satisfaits. Ils pourraient la rappeler avant que Tout le monde en parle tombe en relâche pour l’été, à compter du 30 mai, mais pour l’instant, l’objectif est d’explorer différentes avenues.

« On garde l’esprit ouvert. On veut essayer plein d’affaires », indique Guillaume Lespérance, qui n’a pas encore décidé qui sera convié le week-end prochain.

La participation d’Anaïs Favron à Tout le monde en parle était entourée d’un grand secret. Dans son entourage, seul son chum savait qu’elle serait à l’émission dimanche dernier.

« J’en avais parlé à personne, indique l’animatrice en entrevue au Journal. Des amis m’ont écrit pendant le show pour me dire : “Ben voyons ! Tu nous l’avais pas dit !” Même ma mère l’a appris juste une heure avant. »

Réactions mitigées

Si l’on se fie aux commentaires sur Twitter et Facebook, le passage d’Anaïs Favron a suscité des réactions mitigées. Plusieurs téléspectateurs ont salué son audace, alors que d’autres lui reprochent d’avoir pris trop de place et d’avoir créé des malaises. Certaines personnes n’y sont pas allées de main morte pour exprimer leur opinion, mais dans l’ensemble, les commentaires sont restés civilisés. Loin, très loin des grossièretés dirigées contre Dany Turcotte avant son départ en février.

La façon dont elle a présenté Denis Coderre (« Y’a un éléphant dans la pièce, pis c’est pus Denis ! ») n’a pas fait l’unanimité. 

« Je sais qu’il y a des gens qui ont été vexés, admet-elle. Mais je n’ai pas pu m’en empêcher. On veut tellement aseptiser tout le monde. Si on n’avait pas parlé de son poids, on nous l’aurait reproché. Et aujourd’hui, parce qu’on en a parlé, on nous le reproche. Quand quelqu’un perd 150 lb, tu ne peux pas faire semblant que tu ne l’as pas vu. »

En connaissance de cause

Anaïs Favron a accepté l’offre de Tout le monde en parle en toute connaissance de cause. Contrairement à Dany Turcotte, qui s’était engagé dans l’aventure en septembre 2004, soit avant l’arrivée des réseaux sociaux, elle était consciente qu’en prenant la place du fou du roi, ne serait-ce qu’un soir, elle s’exposait aux mêmes commentaires haineux qui polluent les réseaux sociaux.

Malgré tout, l’animatrice a choisi de foncer. « Tu ne vas pas faire de la course automobile en ayant peur que ça aille vite. Je savais dans quoi je m’embarquais. »

Après l’émission, Dany Turcotte a salué la performance d’Anaïs Favron sur Twitter en écrivant : « Bravo Anaïs ! Vraiment pas une job facile, j’étais avec toi toute la soirée ! »

Ce message a ravi la principale intéressée. «Dany est un gars que je respecte énormément. Je sais ce qu’il a vécu. Je comprends pourquoi il est parti. Les gens l’ont tellement traité injustement. Ses dernières semaines en ondes, je voulais lui faire des câlins. Je lui souhaite beaucoup de paix et beaucoup de bonheur.»