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Superbike: prêt à en mettre plein la vue chez lui

Le Québécois souhaite participer au championnat canadien

Alex Dumas
Photo courtoisie Le motocycliste Alex Dumas s’est fait un nom aux guidons de sa Suzuki no 16 aux É.-U., au cours des dernières années.

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Étoile montante de la course de moto aux États-Unis, le motocycliste Alex Dumas rentre au bercail. Ayant amorcé des études pour devenir pilote d’avion à Québec, Dumas s’est engagé à participer au championnat canadien en Pro Superbike, où il n’entend pas se contenter d’un rôle de spectateur.

Lui-même l’avoue : son statut de jeune vedette sur le circuit américain MotoAmerica est plutôt inconnu aux yeux des amateurs québécois de sport motorisé, malgré ses succès au cours des quatre dernières années chez nos voisins du Sud. 

À 18 ans seulement, Dumas a pourtant déjà deux championnats derrière la cravate parmi les meilleures catégories (Junior Cup et Twins Cup), mais l’absence de commandites et son désir d’entreprendre un cours en pilotage l’ont poussé à s’inscrire au championnat canadien pour la saison 2021, qui s’amorcera autour du 11 juin au Grand Bend Motorplex, en Ontario. 

« Je ne sais pas pourquoi, mais je n’avais pas d’opportunités en restant aux États-Unis. Les gens arrêtent de mettre de l’argent et je voulais continuer mes études. Ça faisait un an que j’avais fini mon secondaire, je voulais voir où je me ramasserais, et en même temps, ça me tentait de continuer à faire de la moto. »

« En faisant mes cours de pilote d’avion au Québec et en faisant les courses au Canada, c’est le meilleur des deux mondes pour moi et j’ai vraiment hâte. Ceux qui roulent à l’avant savent qui je suis [...] Je pense être capable de rivaliser et je vise le championnat », a mentionné le jeune homme en entrevue au Journal, qui pilotera une Suzuki GSX-R1000 pour ses débuts en sol canadien. 

Une affaire de famille

Si Alex Dumas s’est trempé les deux mains dans le monde de la course de moto sur piste dès l’âge de 12 ans, c’est à cause de son père, lui-même un ancien coureur. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre et cet adage s’applique parfaitement à la famille Dumas. 

Son père, François, a été particulièrement actif dans sa vingtaine, s’élançant sur le circuit canadien. Il a fait un retour à la compétition il y a quelques années lorsque fiston faisait ses premières armes en piste. 

« C’est pas mal lui qui m’a montré la base avec un coach qui m’a apporté pas mal où je suis maintenant », avoue Alex, qui voue un grand respect pour son ancien entraîneur Jason Pridmore, figure bien connue du sport aux États-Unis.  

Alex a chéri les moments qu’il a passés en compagnie du paternel entre chaque événement. 

« C’était le fun. On a traversé les États-Unis au complet ensemble ! »

Objectif ultime

Si le motocycliste veut se consacrer pleinement à ses études qui lui permettront de devenir pilote de ligne, il nourrit quand même l’ambition de retourner courir un jour au sein de la catégorie la plus relevée du Superbike américain.

« Ce serait un rêve, mais les compagnies mettent moins d’argent [en commandites]. Avant, il y avait des contrats de 1 million, mais ce n’est plus comme c’était. Si ça reprend, j’aurai des possibilités de faire une carrière et j’aimerais ça, mais pour l’instant, je veux finir mes cours l’été prochain. »