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Bandaogo avait déjà attaqué au couteau

Le Québécois accusé de l’agression mortelle à Vancouver avait poignardé sa partenaire à Longueuil

Facebook Yannick Bandaogo
Photo tirée de Facebook Yannick Bandaogo, 28 ans, de Longueuil, a été arrêté, puis accusé après une sanglante attaque dans une bibliothèque de Vancouver.

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Le Québécois accusé de la sanglante attaque mortelle dans une bibliothèque de Vancouver a déjà fait de la prison pour avoir menacé et blessé sa partenaire à la pointe d’un couteau.

• À lire aussi: Attaque à North Vancouver: «le suspect a un lien avec Québec», selon la GRC

Yannick Bandaogo, 28 ans, a été arrêté samedi après-midi par les policiers à la sortie de la bibliothèque Lynn Valley, dans le district de North Vancouver.

Dans une violente attaque au couteau, une femme dans la vingtaine a été poignardée à mort. Six autres personnes, cinq femmes et un homme, âgés de 22 à 70 ans, ont aussi été gravement blessées. Une des victimes a été atteinte à la tête à plusieurs reprises. Une autre a été attaquée dans son véhicule à la sortie de la bibliothèque.

Bandaogo fait pour l’instant face à une accusation de meurtre non prémédité. 

Le jeune homme, qui a en partie grandi à Longueuil, a plusieurs antécédents en matière de violence. En mai 2019, il s’en était notamment pris à sa partenaire. 

Attaque au canif

Il l’a en effet menacée et attaquée avec un couteau de style canif, en la poignardant à la main, peut-on lire dans le dossier de cour. Durant l’attaque, il était en psychose, peut-on aussi lire. 

Une évaluation psychiatrique avait été demandée. 

Accusé d’agression armée, il a plaidé coupable quelques mois plus tard au palais de justice de Longueuil. Détenu pendant 10 mois après son arrestation, un juge l’a condamné à purger le reste de sa peine de façon discontinue, la fin de semaine, pendant 90 jours. Il devait respecter plusieurs conditions pendant trois ans.

Après avoir omis de se présenter en cour cet été, un mandat d’arrestation a été lancé contre lui au palais de justice de Gatineau, où il résidait alors. 

En septembre, un mandat pancanadien a cette fois été lancé. Bandaogo était aussi recherché à Winnipeg, a révélé lundi la GRC.

« Je suis vraiment déçu »

Les enquêteurs de Vancouver disent ignorer le motif de l’attaque. Une évaluation de sa santé mentale sera effectuée. L’accusé n’aurait aucun lien avec les victimes. Les autorités veulent aussi savoir pourquoi le jeune homme se trouvait dans l’Ouest. 

Selon son ex-entraîneur de boxe, Alain Boismenu, qui l’a côtoyé pendant plus de 10 ans, Bandaogo aurait de la famille près de Vancouver. 

« Selon les dernières nouvelles que j’ai eues, je sais qu’il n’allait pas bien », lance-t-il, précisant avoir perdu contact avec lui depuis trois ans.

« Je suis renversé. Ce n’est pas le Yannick que j’ai connu. J’avais réussi à le garder dans le droit chemin, il s’entraînait fort, avait arrêté la drogue. Je suis vraiment déçu », lance-t-il.

Ce dernier avoue avoir l’impression d’avoir « échappé » ce jeune. « Là, il a gâché sa vie. Et c’est sans parler de celles des victimes [de l’attaque] et leur famille », ajoute-t-il.

– Avec Antoine Lacroix


Bandaogo a aussi des antécédents de voies de fait et voies de fait sur un agent de la paix.