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Bergevin frappe encore

SPORT NHL
Photo d'archives Eric Staal a soulevé la coupe Stanley en 2006, alors qu’il portait les couleurs des Hurricanes de la Caroline.

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Les intentions de Marc Bergevin sont claires et il vient de passer un autre message en mettant la main sur le joueur de centre Eric Staal. Il veut gagner cette année et ça explique l’acquisition d’un autre ancien champion de la Coupe Stanley. 

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Le directeur général du Canadien a grandement amélioré son équipe au cours des derniers mois, et elle est encore meilleure aujourd’hui avec l’addition de Staal, un gros joueur de centre qui apportera à sa façon une contribution comparable à celle de Corey Perry. 

À 36 ans, Staal a du kilométrage dans le corps, mais aussi de l’expérience. De plus, il n’a pas coûté cher. 

L’ancien capitaine des Hurricanes de la Caroline enlèvera de la pression à des jeunes comme Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi. Il apporte aussi une mentalité de champion et c’est tellement important. Des joueurs comme Brendan Gallagher, Phillip Danault et Jonathan Drouin vont bénéficier de son expérience. 

Sortir de Buffalo est une libération pour Staal et il ne faut pas se fier à ses statistiques pour porter un jugement. Il n’a que trois buts cette saison, mais tout est compliqué chez les Sabres. Ça devait être extrêmement difficile pour un vétéran comme lui de jouer pour une équipe aussi médiocre. 

Staal n’est pas un joueur fini à mon avis. Il a tout de même marqué 20 buts lors des deux dernières saisons et il en avait marqué 42 au Minnesota en 2017-2018. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il contrôle un match, mais il pourra faire la différence dans les moments importants grâce à son expérience et à son intelligence, un peu comme Perry le fait. Il sera dangereux en supériorité numérique. 

Culture de champion 

Bergevin essaie de bâtir une mentalité de champion à Montréal et ça manque aux joueurs élevés chez le Canadien. Mine de rien, le Tricolore mise désormais sur cinq joueurs réguliers ayant gagné la coupe avec Staal, Perry, Tyler Toffoli, Joel Edmundson et Jake Allen. Ça ne peut qu’aider à développer cette culture de champion. 

Bergevin a démontré hors de tout doute qu’il veut gagner cette année et, à mon avis, il bougera encore si le prix est raisonnable. L’absence prolongée de Ben Chiarot fait mal et je verrais d’un bon œil l’acquisition d’un défenseur d’expérience.  

Chose certaine, Bergevin a fait tout ce qu’il pouvait pour aider son équipe et les joueurs ne peuvent que l’apprécier. C’est à eux de répondre. 

Carey Price, par exemple, ne peut que se réjouir de l’arrivée de Staal. Il sait que son D.G. a tout fait pour aider l’équipe. À lui maintenant de livrer la marchandise.  

L’effet du congé forcé 

Reste à voir comment ce congé forcé d’une semaine va affecter l’équipe, mais comme c’est du jamais-vu, c’est difficile de prédire ce qui va se passer. D’après moi, ça va partir dans un sens ou dans l’autre. Il n’y aura pas de milieu.  

Le bon côté, c’est que les joueurs seront reposés et ils auront fait le vide. Dominique Ducharme a eu le temps d’évaluer son équipe et de développer de nouvelles idées. 

Le nouveau conseiller de Carey Price, Sean Burke, a eu le temps de discuter avec son gardien pour mettre en place les éléments qui vont aider Price à être constant. C’est d’ailleurs ce que l’on veut voir chez lui, de la constance. 

La dernière transaction de Bergevin me fait penser à la façon de travailler de l’ancien directeur général des Penguins de Pittsburgh Jim Rutherford. Chaque année, à la date butoir, il réalisait un échange banal en apparence, mais qui aidait son équipe. 

C’est difficile de bâtir une culture de champion, mais on ne pourra pas reprocher à Bergevin de ne pas essayer. Maintenant, c’est aux joueurs et à Price de donner le grand coup. Ils peuvent voir la lumière au bout du tunnel. 

– Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets  

10 buts en 9 matchs 

Si j’étais à la place d’Auston Matthews (22 buts) ou de Connor McDavid (21 buts), je garderais un œil dans le rétroviseur. Il y a un dénommé Alex Ovechkin qui vient de marquer 10 buts en 9 matchs pour un total de 19 buts et je suis prêt à parier sur « Ovi » pour gagner à nouveau le trophée Maurice-Richard, remis au meilleur buteur du circuit. Ça serait une 10e conquête de ce trophée pour le Russe. 

Fleury à Washington? 

Marc-André Fleury est à son mieux lorsqu’il joue souvent et le retour au jeu de Robin Lehner chez les Golden Knights de Vegas lui met quelque peu des bâtons dans les roues. Les Penguins de Pittsburgh ont essayé de le récupérer, mais je pense que les Capitals ont une chance de gagner la coupe à nouveau. Si j’étais Brian MacLellan, le directeur général des Capitals, je tenterais ma chance du côté de Fleury.  

Duo infernal 

Vous allez dire que je suis masochiste, mais j’aimerais retourner devant le filet pour affronter le duo Connor McDavid et Leon Draisaitl. Ces deux joueurs sont éblouissants. J’aimerais être sur la glace contre eux afin de constater à quel point ils sont dominants. À chaque match, ils semblent inventer quelque chose de nouveau. La passe arrière et transversale de McDavid à Draisaitl sur le deuxième but des Oilers, samedi à Toronto était incroyable. Le prochain gardien qui aura le « plaisir » de les affronter est Carey Price, ce soir. La bonne nouvelle pour le Canadien, c’est que les Oilers accordent quand même beaucoup de chances de marquer. 

Caufield avec le Rocket 

Le jeune Cole Caufield quitte donc les rangs universitaires pour entamer sa carrière chez les professionnels. Il n’y a pas de doute pour moi qu’il doit passer par le Rocket de Laval et dominer dans la Ligue américaine avant de graduer avec les Canadiens. La marche est très haute entre la NCAA et la LNH. Ce n’est pas comme s’il arrivait d’une ligue nationale finlandaise ou suédoise. De plus, jouer sous les ordres de Joël Bouchard sera très bon pour lui. Il est excellent pour développer les jeunes.