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Des élections en pleine 3e vague ? Irresponsable !

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Le dépôt du budget fédéral marquera le début du bras de fer électoral si longtemps anticipé.

Or, le 19 avril prochain, nous serons en plein cœur de la troisième vague de COVID.

Certains croient encore que cela n’empêchera pas Justin Trudeau de s’organiser pour plonger le pays en campagne électorale afin d’espérer récolter cette majorité qui lui a échappé en 2019.

Ce serait carrément irresponsable.

Les vaccins incertains

Le calcul électoral libéral reposait sur l’euphorie des Canadiens quant à l’arrivée massive de vaccins et aux milliards de dollars en relance économique.

Or, la dernière tuile à s’abattre sur le vaccin AstraZeneca vient nous rappeler que la campagne de vaccination n’a pas fini d’être secouée par des casse-tête logistiques et sanitaires.

Surtout, avec des variants qui envoient les plus jeunes patients aux soins intensifs, on peut difficilement imaginer que notre système de santé sera à l’abri de nouvelles crises d’ici l’été.

Les libéraux pourront donc difficilement justifier une campagne électorale sur les choix de l’après-COVID alors que le pays demeure plongé dans le cauchemar de la pandémie.

  • Écoutez la chronique politique d’Emmanuelle Latraverse sur QUB radio:   

Comment vote-t-on ?

Et, surtout, comment voter en pleine pandémie ?

L’enjeu est si complexe qu’Ottawa a dû proposer des amendements à la Loi électorale du Canada pour ainsi permettre au Directeur général des élections d’organiser un scrutin sur trois jours, de faciliter le vote postal, et j’en passe.

Or ce projet de loi est loin, très loin d’être adopté.

On sait déjà que les libéraux blâmeront les conservateurs pour la lenteur des progrès. 

Objectivement, le calendrier électoral libéral ne devrait pas forcer le Parlement à bâcler l’étude d’un projet de loi si important pour la démocratie.

Entre la fatigue pandémique et le cynisme généralisé par le yo-yo sanitaire, le gouvernement Trudeau peut-il vraiment courir le risque de fragiliser davantage la démocratie pour satisfaire son ambition majoritaire ?