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La reconnaissance de Julien BriseBois

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Photo d'archives Julien BriseBois a fait un généreux don à l’Université de Montréal.

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Le travail a amené Julien BriseBois à s’établir sur la côte ouest de la Floride avec sa famille il y a 11 ans déjà. Mais il n’oublie pas ses origines ainsi que les gens et les établissements québécois qui lui ont permis de faire son chemin dans la vie.

L’Université de Montréal, où il a obtenu son certificat d’études en droit, profite de sa reconnaissance aujourd’hui. Le directeur général du Lightning de Tampa puise dans ses économies pour faire don d’une contribution de 75 000 $ à son alma mater.

C’est l’équipe de hockey féminin des Carabins qui en bénéficiera. La somme servira à soutenir le développement professionnel du personnel d’entraîneurs et l’encadrement des étudiantes-athlètes de l’équipe de hockey, dont les activités ont été suspendues cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Faire le bonheur d’autrui

BriseBois ne s’est pas fait prier longtemps lorsque Manon Simard, directrice générale du CEPSUM et directrice du sport d’excellence, l’a approché l’an dernier. 

On espérait que la COVID-19 se tasse un peu pour annoncer la nouvelle. Comme le virus ne veut pas partir, c’est par visioconférence qu’on a parlé hier à Danièle Sauvageau, directrice générale de l’équipe de hockey féminin, et à Mme Simard.

Inutile de dire qu’elles sont ravies de l’aide financière apportée par BriseBois. Ce dernier s’est pour sa part exprimé avec l’aplomb qu’on lui connaît.

« Je crois à la poursuite du bonheur, a-t-il dit d’entrée de jeu.

« Je sais que ça fait drôle à dire, mais c’est un trait universel chez l’humain. Tout le monde veut être heureux. Une façon facile de se donner du bonheur, c’est d’aider des gens et donner au suivant.

« Tout le monde peut faire ça à l’intérieur de ses moyens. Ça contribue à notre propre bonheur parce que ça nourrit l’âme. Plus on est choyé par la vie, plus c’est important de faire notre part.

« Lorsque Manon Simard m’a approché en 2019, c’était un réflexe normal de donner à mon alma mater. C’est toujours motivant de faire des dons à des causes qui nous tiennent à cœur. Je crois à l’importance de l’éducation et du sport. J’aime l’idée d’être associé à l’excellence. »

Une grande université

BriseBois se considère comme privilégié d’avoir étudié à l’Université de Montréal. Il en parle avec grand respect et estime que la cathédrale du savoir juchée sur le mont Royal ne reçoit pas tout le mérite qui lui revient.

« L’Université de Montréal est une des plus grandes institutions au Québec, a-t-il continué.

« Plus du quart des étudiants universitaires du Québec y sont inscrits. C’est une des meilleures universités du monde. Elle se classe régulièrement comme la meilleure université francophone du monde.

« Je pense qu’on n’en parle pas assez et qu’on est en droit d’en être fier. En tant que diplômé de l’Université de Montréal, on doit en faire davantage pour aider cette institution. »

Contributions appréciables

Par sa contribution, BriseBois fait son entrée dans le Club des Gouverneurs des Carabins. 

On retrouve au sein de ce groupe la famille Molson et la brasserie Molson Coors, qui se sont engagées à verser 3,5 millions de dollars à l’université lors de sa campagne de financement de 2015.

De cette somme, deux millions ont été versés par la famille Molson au programme de sport d’excellence des Carabins.

À noter que Geoffrey et Andrew Molson n’ont pas étudié à l’Université de Montréal. Ça ajoute à la grandeur de leur geste.

Robert Panet-Raymond, qui a joué avec la première équipe de football des Carabins en 1964 et qui est diplômé de Polytechnique Montréal, a donné près d’un million de sa poche au cours des dernières années.

Guy Fréchette, qui a fait ses études à HEC Montréal, a fait des contributions qui approchent les trois quarts de million.

Culture à transmettre

Manon Simard indique, toutefois, qu’il n’est pas facile de recruter des bienfaiteurs. 

Plus de 300 nouveaux donateurs ont rejoint le mouvement lors de la campagne de financement de 2019. 

L’objectif est d’aller en chercher encore plus cette année.

« Nous, les diplômés, devons faire un meilleur travail pour redonner à notre alma mater, a dit BriseBois.

« C’est moins dans notre culture, les francophones. Il faut être prêt à l’admettre si on veut pouvoir avancer.

« Aujourd’hui, je fais un don, mais ce que j’espère vraiment, c’est que d’autres diplômés fassent des dons pour qu’on puisse atteindre les objectifs que les Carabins se sont fixés.

« On a une responsabilité de le faire. »

Objectif de 20 millions

Mme Simard fixe à 20 millions l’objectif de la prochaine campagne de financement, dont le lancement aura lieu prochainement.

« On va avoir besoin de tout le soutien possible dans le contexte postpandémique, a-t-elle mentionné.

« On espère que les gens qui nous aident seront au rendez-vous. L’appui des commanditaires va être déterminant dans notre capacité à poursuivre nos activités. »