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Le CH sera dangereux

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Marc Bergevin ne pouvait se permettre de divulguer ses plans publiquement. En même temps, les occasions étaient parfaites devant les médias pour retourner la chaleur vers le vestiaire. Et puis boom ! Le directeur général a sorti un autre lapin de son chapeau en obtenant le vétéran Eric Staal en retour de deux choix de repêchage inclus dans des rondes où il en comptait trois...

Autrement dit, Staal n’a rien coûté au CH.

Quelques adeptes du crachat dans la soupe ont relevé les statistiques ordinaires de Staal cette saison. Les plus démagos n’ont pas manqué de prétendre que cette acquisition se produit 6-7 ans trop tard... À un moment donné, j’ai cessé de lire le fil social. Y’a des limites à se faire tirer vers le bas.

Eric Staal a approuvé la transaction le faisant passer au Canadien. Les Hurricanes de la Caroline, équipe bien nantie comptant dans ses rangs Jordan Staal, un des frères d’Éric, étaient au plus fort de la course à l’obtention des services du centre de 36 ans.  

Vingt-troisième joueur canadien à réussir la triple conquête, soit une coupe Stanley, une médaille d’or olympique et un championnat du monde senior, le vétéran qualifie de « phénoménale » l’opportunité de se retrouver dans un contexte gagnant, au milieu d’une équipe équilibrée et talentueuse, une équipe avec des ambitions. Il a dit souhaiter jouer 25 minutes par match. S’il en joue 12 de qualité, ce sera parfait.

J’aimerais ici rappeler aux malveillants que pas plus tard que l’an dernier, Staal a marqué 19 buts et récolté 47 points en 66 matchs. C’est le même nombre de points que Philippe Danault, avec 6 buts de plus et en 5 matchs de moins. Il y a trois ans il a enfilé 42 buts avec le Wild du Minnesota. Son deuxième plus haut total en carrière à 33 ans. 

Grande carrière

Staal devient le sixième membre de l’édition pandémique du Canadien à avoir déjà soulevé la coupe Stanley. Ses 1272 matchs en carrière représentent une dose de confiance immémoriale pour Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi. Dépossédé de toute pression, ayant livré toutes les guerres possibles sur la glace, Staal devient un grand frère inestimable pour des centres remplis de talent et d’avenir.

Justement l’avenir. Pour Marc Bergevin il se joue maintenant. Et le plus spectaculaire dans la démarche 2021 du patron hockey, c’est qu’il prend tous les moyens pour rencontrer ses objectifs sans pour autant altérer le futur de l’organisation. Josh Anderson, Tyler Toffoli, Joel Edmundson, Jake Allen, Corey Perry, Michael Frolik et maintenant Eric Staal ont joint l’équipe. Suzuki, Kotkaniemi, Romanov, Drouin, Danault, Gallgher, Weber, Petry et Price y sont toujours. « Goal » Caufield s’en vient et la relève exceptionnelle sur le flanc gauche de la défense continue de pousser partout dans l’organigramme. 

Livrer la marchandise

Rendu-là, ne pas reconnaître l’excellence du travail accompli par le directeur général est purement grotesque. Je refuse de croire que Geoff Molson sera prêt à liquider son patron hockey si l’équipe sort rapidement des séries, plus tard ce printemps. Je le répète puisque dans ce contexte de COVID ça tient à peu de choses et les intangibles en mènent large.

La preuve, Montréal commence ce soir une série de 25 matchs en 43 jours. Quelqu’un peut louer des rotules pour Weber svp ?