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Le retour raté de Denis Coderre

Le retour raté de Denis Coderre
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Dimanche soir, à Tout le monde en parle, Denis Coderre a raté son retour politique.

Voulant briser avec son image de bulldozer et prenant la pose de l’homme modeste ayant découvert tardivement les vertus de l’humilité et de la contrition, il est apparu fade, beige, périssant d’ennui. 

Un homme gagne rarement à refouler sa nature et à vouloir apparaître autrement qu’il n’est fondamentalement.

Coderre 

La force de Denis Coderre, c’est son énergie, sa combativité. Lorsqu’il se déguise en minet dégriffé, il joue à contre-emploi.

Rarement retour politique aura été aussi décevant

Entre lui et Valérie Plante, qui incarne ce qu’il faut bien appeler la gauche municipale ricaneuse, bien des Montréalais seront à la recherche d’une troisième voie. 

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté au micro de Richard Martineau sur QUB radio:  

Une chose frappait toutefois lors du passage de Denis Coderre à TLMEP, c’est son appel à multiplier les « conversations » sur certains enjeux collectifs. 

Convenons qu’il n’est pas le seul à utiliser cette formule. C’est la mode : proposer des conversations. Tel politicien ou telle politicienne, croyant faire preuve d’audace, nous annonce qu’il est temps, collectivement, que nous ayons une conversation sur tel ou tel sujet. 

Certes. Mais encore ? Pour dire quoi ?

Que voudraient-ils affirmer dans cette conversation ?

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Conversations

À moins qu’il ne s’agisse d’une manière d’avancer ses idées en laissant croire qu’on se contente de les recueillir dans la population ? Il y a quand même des limites à se réfugier derrière la langue de bois. Le cynisme d’une grande partie de la population à l’endroit de la classe politique est indissociable de cette capacité qu’ont les politiciens à multiplier les formules creuses et à parler pour ne rien dire.

La conversation, c’est le débat public, et il ne prendra forme que si chaque parti est capable de proposer autre chose qu’une... conversation.

Ce que nous devons entendre, ce sont des idées, des propositions. Alors, nous conversationnerons.

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