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Montée des variants: «Si on ne fait rien, on va en payer le prix très cher»

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Bien que la population soit « habituée» à vivre avec la COVID-19, l’arrivée des variants pourrait changer le visage de la pandémie, malgré l’arrivée du vaccin, selon un spécialiste.

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En plus de se transmettre plus rapidement, les jeunes sont plus touchés par le variant que l’on devrait considérer comme un nouveau virus, selon Pierre Harvey, microbiologiste infectiologue à l’hôpital de Rivière-du-Loup, en entrevue à Mario Dumont.

La MRC Kamouraska – Rivière-du-Loup où il œuvre est particulièrement touchée par la montée du variant.

  • Écoutez l'entrevue Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Le virus trouve une faille dans nos mesures protection, et c’est mathématique, il fonce! Dans mon travail j’ai les résultats tous les jours. On est passé de zéro cas à soudainement 40-47 cas par jour. Je faisais un calcul rapide, 47 cas à Rivière-du-Loup, c’est comme si on avait 14 000 cas par jour au Québec. Ça vous donne une idée», a indiqué le Dr Harvey.

«C’est comme si on avait le pied sur le frein et le virus avait le pied sur l’accélérateur», image-t-il. «Ce qui vient de changer la donne, c’est le variant. C’est un nouveau virus», a-t-il constaté.

«Le virus serait 65% plus contagieux, le taux d’admission aux soins intensifs est doublé, le taux de décès est augmenté de 50% à 60%. Pour simplifier la chose, je l’appelle la COVID-21» a-t-il ajouté.

Même la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que le variant devrait être considéré comme un nouveau virus, afin de prendre toutes les mesures les plus strictes pour l’endiguer.

«On doit en prendre acte maintenant! Avant, quand un virus rentrait, peut-être que 30 à 40% des gens l’attrapaient, maintenant c’est tout le monde qui y passe. [...] Si on ne fait rien, on va en payer le prix très cher. L’autre problème avec le nouveau variant est qu’il est beaucoup plus sévère chez les jeunes. À Toronto, le 1/3 des personnes aux soins intensifs ont entre 20 et 39 ans», a-t-il rapporté.

Par ailleurs ces jeunes patients sont souvent rapidement intubés. Le portrait du virus a grandement changé, a insisté le microbiologiste infectiologue qui implore la population de faire très attention, ne pas baisser la garde et éviter à tout prix les rassemblements familiaux.

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