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Le député Louis-Charles Thouin quitte la CAQ «d’un commun accord»

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Louis-Charles Thouin dit s’être retiré du caucus de la Coalition avenir Québec « d’un commun accord » avec le bureau du premier ministre.

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« On a parlé avec Louis-Charles ce matin. On a convenu qu’il allait se retirer du caucus de la CAQ. C’est ce qu’il devait faire le temps d’avoir le résultat de l’enquête », a indiqué François Legault en point de presse.

M. Legault a affirmé que des faits nouveaux ont été portés à son attention. Il avait défendu bec et ongles son député la semaine dernière à la suite de révélations du Bureau d’enquête sur des apparences de conflits d’intérêts alors qu’il était maire. Mais la confirmation d’une enquête de l’UPAC a changé la donne, a expliqué le bureau de M. Legault.

Pour les partis d’opposition toutefois, c’est trop peu trop tard. 

« La semaine dernière, le premier ministre plaidait que son député n’avait rien fait d’illégal. Sur son Facebook, le député [Thouin] remercie son chef de l’avoir défendu. Pourtant, il fait l’objet d’une enquête de la commissaire à l’éthique en lien avec des allégations d’ingérence et d’influence indues dans plusieurs dossiers épineux », a déploré la libérale Marie-Claude Nichols.

Qu’est-ce qui a changé ?

« Qu’est-ce qui a changé, depuis la semaine dernière ? Il n’y [avait] pas de problème selon le premier ministre, pour qui c’est tolérance zéro en matière de conflit d’intérêts. Et, aujourd’hui, il se retire parce que, manifestement, il y a un problème », a ajouté son collègue Gaétan Barrette.

Le péquiste Martin Ouellet estime aussi que la version de M. Legault ne tient pas la route.

« On était déjà au courant des allégations de favoritisme au profit d’un organisme que le député a lui-même fondé. Rien n’a changé », a-t-il affirmé. Il demande maintenant au premier ministre de révéler à quel moment il a été informé que l’UPAC enquêtait sur son député.

Le leader parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois s’en prend de son côté à « l’éthique élastique » de « membres du gouvernement Legault ». 

« La CAQ promettait en campagne électorale d’éradiquer les pratiques éthiques douteuses des libéraux », a-t-il rappelé.

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