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Un changement de règlement qui a fait mal à Aston Martin

Un changement de règlement qui a fait mal à Aston Martin
AFP

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Aux yeux du directeur Otmar Szafnauer, les petits changements aérodynamiques mis en place pendant la saison morte ont fortement pénalisé les écuries ayant misé sur une faible inclinaison de leur voiture, dont Aston Martin. 

La saison 2021 devait marquer le début d’une nouvelle ère en Formule 1 en raison d’une réécriture complète du règlement technique. La pandémie de COVID-19 a toutefois renforcé les autorités sportives à repousser d'un an l’implantation des nouvelles règles.

Un gel du châssis partiel a ainsi été instauré pour cette année. Par contre, une modification a été imposée pour réduire l’appui et le fardeau des pneus Pirelli: le fond plat a été réduit près des roues arrière, les appendices et les fentes aérodynamiques à cet endroit étant dorénavant interdits.

Or, l’ancienne configuration semblait particulièrement bien servir Racing Point, devenu Aston Martin cette saison. Sergio Perez roulait en effet en troisième place l’automne dernier lors du Grand Prix du Bahreïn avant d’être contraint à l’abandon, tandis que Lance Stroll a obtenu le meilleur résultat de l’équipe dimanche dernier sur la même piste en vertu d’une 10e position.

«Je pense que le réveil brutal s'est produit au cours des qualifications lorsque nous avons réalisé, après avoir analysé les données, que les voitures à faible inclinaison étaient beaucoup plus gênées par le changement de réglementation», a déploré Szafnauer, selon des propos rapportés par le site officiel de la F1.

Les données étaient d’ailleurs sans équivoque après la séance de qualification: Aston Martin a réalisé son tour le plus rapide en étant 2,279 s plus lent que l’année dernière dans le golfe Persique. Une seule équipe a perdu plus de rythme en comparant les deux séances.

Du positif

Tout n’est pas que négatif, cependant : si la séance de qualification a été assez difficile pour l’écurie de Silverstone, le rythme de course était bien plus encourageant. Du moins lorsque les monoplaces vertes étaient chaussées de pneus tendres ou médiums.

«Nous nous attendions donc à une course difficile, mais il y a des points positifs à en retirer. Sur le pneu tendre et médium, nous avions l'air assez compétitifs en milieu de peloton, rattrapant certains de nos concurrents. [Mais] nous avons eu un peu de mal sur le pneu dur à la fin.»

«Nous devons comprendre cela, mais en conditions de course, nous avons été un peu plus compétitifs que sur un tour. Mais par rapport où nous étions il y a à peine quelques mois avant le changement de règlement, nous avons beaucoup de travail à faire.»

Les ingénieurs ont maintenant un peu plus de deux semaines pour analyser toutes les données soutirées durant la dernière course avant de se rendre à Imola, où aura lieu le Grand Prix d’Émilie-Romagne, le 18 avril.

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