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Une aînée retrouvée sans vie sur son balcon dans une résidence pour aînés de Trois-Rivières

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Une femme âgée de 97 ans, hébergée à la résidence Notre-Dame, à Trois-Rivières, a été retrouvée sans vie sur son balcon, mardi matin.

C'est la propriétaire de la résidence pour aînés qui aurait alerté les policiers, vers 8h30. Si la thèse de l'accident est privilégiée, une enquête a néanmoins été ouverte, en vertu de la Loi sur les coroners, a indiqué la police de Trois-Rivières.

Selon les propriétaires de la résidence, l'aînée était en pleine santé, jusqu'à récemment. Or, elle aurait subi une fracture de la rotule il y a quelques mois, ce qui aurait conduit à son hospitalisation et à une convalescence difficile. Toujours selon les propriétaires, elle affichait depuis des pertes cognitives importantes. Après avoir pris un peu de mieux, son état se serait à nouveau dégradé au cours des derniers jours.

Lundi soir, on se serait assuré qu'elle dormait dans sa chambre. C'est lors de la tournée matinale de mardi matin qu'on l'aurait découverte gisant sans vie à l'extérieur.

L'incident n'est pas sans rappeler un autre drame qui s'est joué au même endroit. Le 4 février 2015, Jeanne-Mance Marchand, une femme de 80 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer, s'est aventurée à l'extérieur de la résidence en pleine nuit. Elle a été retrouvée inerte au petit matin, morte de froid.

Le rapport du coroner Éric Labrie, publié quelques mois plus tard, est sans appel: «il s'agit d'une mort violente». On peut notamment lire qu'«aucun système ou procédure n'est en place pour contrôler les sorties et entrées des résidents». Le coroner conclut que Mme Marchand «est décédée d'hypothermie consécutivement à une exposition prolongée, sans vêtements adaptés, aux conditions hivernales».

Le CIUSSS de la Maurice-et-du-Centre-du-Québec souligne que la résidence Notre-Dame ne possède pas la certification pour les clientèles à risque d'errance. Le propriétaire affirme de son côté avoir notifié les autorités sanitaires à deux reprises qu'il ne disposait pas des ressources pour prendre soin de celle qui vient de décéder.