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Ce qui est dérangeant avec le retour de Coderre

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Alors ce qui était officieux est devenu officiel, Denis Coderre se présente à la mairie de Montréal.

Que le candidat fasse le choix de servir les Montréalais et d’écrire un livre pour y expliquer sa vision, c’est noble.

Reconnaître que ce nouveau vieux candidat a fait de bons coups comme maire, c’est faire preuve d’honnêteté élémentaire. 

Intérêts économiques

Tout cela étant vrai, il y a quelque chose de harassant dans ce retour politique.

Ce qui fatigue, c’est ceci : on sent, dans ce qui se trame, un affrontement entre différents intérêts économiques de la ville, incarnés par la Chambre de commerce, les promoteurs et les financiers de tout acabit, devant les intérêts des Montréalais eux-mêmes. 

Ces intérêts économiques, pour peu qu’on les analyse, constituent une force politique puissante à Montréal.

Depuis un an, ils se mobilisent, se parlent et influencent.

Ils essaient de nous donner l’impression que la ville est un fiasco total. Que son économie est en ruine, qu’on y circule comme à Bagdad, qu’on y vit une vie franchement difficile.

Difficile de ne pas voir une dissonance réelle entre ce que croit le Montréalais moyen, qui estime bien souvent que la ville se vit mieux qu’auparavant, et cesdits intérêts économiques qui ont traditionnellement eu la mainmise sur Montréal et ont en commun le désir d’une ville moins réglementée, plus portée vers la voiture.

Ce qui fatigue encore plus, c’est que ces intérêts ont des relais médiatiques influents, qui donnent l’impression d’offrir au candidat Coderre une couverture réellement complaisante, une sorte de laissez-passer médiatique.

Montréal se modernise. On y construit une ville qui n’est pas parfaite, mais qui semble emprunter une direction viable pour son avenir. 

Une ville plus européenne, plus sécuritaire, et qui se vit davantage à hauteur de citoyens.

Denis Coderre veut retrouver Montréal. Le problème, c’est que plusieurs ne croient pas que Montréal s’est perdue en chemin.

Les non-Montréalais et certains pontifes financiers le pensent, mais le Montréalais moyen, lui, je n’en suis pas si sûr.

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