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Cracher sur les Québécois, acceptable au Canada

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Il s’est dit beaucoup de choses sur Amir Attaran depuis quelque temps. J’ai pensé passer mon tour, et puis, non. Trop souvent, l’actualité s’emballe pour un sujet et la brume s’estompe. On passe à autre chose. L’indignation se dissout et ceux qui subissaient la chaleur s’en sortent et sombrent dans l’oubli jusqu’à la prochaine frasque.

Rien à voir avec la liberté d’expression

Les propos de ce professeur sont haineux, francophobes, racistes à l’égard du peuple québécois. Il ne s’agit pas ici de liberté d’expression, et ceux qui tentent de nous faire avaler qu’il a le droit de s’exprimer ainsi font preuve d’aveuglement volontaire. 

Peut-être le même aveuglement qui a permis à Don Cherry de vomir sur les Québécois pendant des décennies sans que personne au Canada anglais ne juge que c’était intolérable, voire purement raciste.

Cracher sur les Québécois était acceptable. Il a fallu qu’il s’en prenne aux immigrants pour qu’il soit congédié sur-le-champ et sans appel. Après tout, comme le fait Attaran, être raciste envers les « Frogs » au Canada, c’est normal. Mieux encore, ça affole l’audimat.

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Ne pas plier l’échine

Le cas d’Amir Attaran ne doit pas figurer dans ce registre. Il faut continuer de taper sur le clou. Comme on a tapé sur le clou pour obtenir la Commission Gomery, le Canada doit arrêter de nous mépriser.

Une pétition a été lancée dans les derniers jours, signons-la en grand nombre.

Amir Attaran a frappé un mur avec ses attaques. Même Justin Trudeau a été obligé de l’admettre, « Ça va faire le Québec bashing ». Si le champion canadien de la liberté d’expression le dit, c’est que c’est grave ! 

Une motion unanime de l’Assemblée nationale a été adoptée dans un geste solennel, tandis que le premier ministre Legault juge le tout inacceptable.

Avec cette motion en main, on s’attend à des actions fortes des premiers ministres du Québec et du Canada pour défendre la nation québécoise.