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Décès d'une ainée à Trois-Rivières: le CIUSSS avait été avisé de la dégradation de sa condition

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Le propriétaire de la résidence pour ainés Notre-Dame, à Trois-Rivières, a assuré avoir averti à deux reprises les autorités sanitaires de la dégradation de l'état de santé d'une de ses résidentes, retrouvée morte mardi sur le balcon de son logement.

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La veille du drame, Jean-Guy Pronovost aurait de nouveau rempli un formulaire nommé l'Annexe 5, qui signale une perte d'autonomie physique ou mentale, puisque la victime de 97 ans avait des épisodes d'hallucinations, a appris TVA Nouvelles.

«C'est la façon de procéder lorsqu'on a un résident qui est en perte d'autonomie, qui ne correspond plus à nos limites d'accueil. On doit demander l'intervention du CIUSSS pour venir évaluer cette personne-là et soit faire un changement de milieu ou augmenter l'intensité des services», a expliqué le porte-parole de la Table des résidences privées pour ainés de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Richard Maziade

Ce n'était pas la première fois que le propriétaire avisait le CIUSSS. Deux semaines avant le drame, l'aînée aurait été agressive. Après la visite d'un travailleur social et d'un médecin déployé par le CIUSSS, la médication de la dame aurait été ajustée.

«Les ressources, par contre, pour augmenter les soins, c'est ça qui est plus difficile. Du lundi au vendredi de jour, on va trouver des gens. Mais, ces gens-là, s’ils sont à risque d'errance, c'est 24 heures par jour. Alors des fois, le CLSC va envoyer un gardien pour surveiller cette personne-là, le temps de trouver des ressources», a commenté Richard Maziade.

Le CIUSSS MCQ a confirmé que depuis mardi, une vingtaine d'intervenants ont été mandatés pour assurer un suivi auprès des résidents. Quatre d'entre eux étaient sur place mercredi.

Par écrit, le CIUSSS a aussi mentionné que la dame de 97 ans avait déjà un suivi de soutien à domicile.. Selon les autorités de la santé, des intervenants étaient présents chaque semaine pour assurer le suivi nécessaire.