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Le complotiste Mario Roy jure qu’il veut se calmer

Un autre opposant aux mesures sanitaires nie toujours les effets de la COVID-19

Mario Roy
Capture d'écran TVA | Archives

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Après sept jours passés en prison, un chef de file du mouvement antimasque dit vouloir changer du tout au tout pour se concentrer sur son rêve de cidrerie dans le Centre-du-Québec.

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« J’ai eu une bonne semaine de réflexion... Avant de sauver le monde, il faut se sauver soi-même, j’arrive à mon rêve, je dois me mettre en branle », a lancé le complotiste Mario Roy, mercredi, au palais de justice de Montréal.

Cette fois, l’accusé de 49 ans était de retour en cour pour des outrages au tribunal, lui qui a continué de violer une ordonnance lui interdisant de poser des gestes réservés aux avocats. Les jours précédents, il avait été amené à la cour pour harcèlement et intimidation envers une avocate du Barreau du Québec.

Or, si Roy s’est toujours défendu seul, il a cette fois retenu les services d’un avocat. Et même s’il a à peine eu le temps de parler à son client, Me Clemente Monterosso semblait optimiste quant à la volte-face de son client.

« Il était serein et semblait avoir compris qu’il doit respecter l’autorité des tribunaux et des institutions, a affirmé l’avocat au Journal. Il a compris que la liberté d’expression ne lui donne pas le droit de donner des conseils juridiques. »

Le Barreau du Québec, de son côté, a vu l’arrivée d’un avocat « de façon très positive ». Son représentant s’est dit prêt à discuter avec Me Monterosso en vue d’une suggestion commune quant à la sanction à imposer à Roy.

Quant aux accusations criminelles, la Couronne a fait savoir que si Roy était vraiment repentant, il pourrait plaider coupable aux faits qui lui sont reprochés. Cela permettrait ensuite de lui faire subir une évaluation afin non seulement de déterminer sa dangerosité, mais aussi de vérifier s’il est sincère dans sa volonté de changement.

« Je crois que l’emprisonnement a été très dissuasif, M. Roy veut mettre fin rapidement à toute cette saga », a conclu Me Monterosso, en ajoutant que d’ici la prochaine audience en mai, Roy pourrait porter en appel la décision de le garder détenu jusqu’à la fin des procédures.

Largué par son avocate

À l’inverse, une autre figure de proue du mouvement contre les mesures sanitaires était de retour devant son ordre professionnel mercredi, en continuant de nier les effets de la pandémie.

Plusieurs personnes soutenant Stéphane Blais ont assisté à l’audience virtuelle du conseil de discipline de l’Ordre des comptables professionnels agréés (CPA) du Québec. Lors d’une pause, ce dernier a assuré à ses « fans » que des « poursuites pour des crimes contre l’humanité » allaient être déposées bientôt.

On reproche à M. Blais, qui est à la tête d’une fondation multipliant les démarches judiciaires pour contester les mesures de santé publique, de ne pas avoir agi avec la « dignité » que nécessite sa profession en tenant des propos sur les réseaux sociaux. On allègue également qu’il aurait entravé le travail du syndic chargé de faire enquête sur ces manquements.

Toutefois, les procédures n’ont pas pu se dérouler comme prévu parce que le comptable s’est fait larguer par son avocate, Samantha Di Done, puisqu’ils ne « s’entendaient pas sur la marche à suivre ».

« Je suis prêt à me défendre seul, a répété M. Blais à de nombreuses reprises. Moi, je suis là pour défendre tous les professionnels. »


L’audition sur culpabilité de Stéphane Blais doit avoir lieu jeudi.