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Les Blue Jays en séries

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Photo d’archives Vladimir Guerrero lors d’un match contre les Yankees de New York au George M. Steinbrenner Field, le 24 mars à Tampa.

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Ce n’est pas un poisson d’avril !

La saison du baseball majeur s’amorce demain alors que pour la première fois depuis 1968 toutes les équipes seront à l’œuvre. Il ne faut pas oublier que pendant de nombreuses années, les Reds de Cincinnati étaient l’équipe hôtesse du match inaugural de la saison.

En ce qui nous concerne, tournons-nous vers Toronto. Les Blue Jays ont été très actifs au cours de la saison froide avec l’acquisition de nouveaux joueurs d’impact, dont George Springer et Marcus Seimen.

Deux éléments clés qui peuvent permettre aux partisans de rêver, même s’ils devront, pour une deuxième année, suivre leurs favoris à distance, puisque la troupe de Charlie Montoyo disputera ses matchs locaux de l’autre côté de la frontière, en raison des mesures sanitaires qui pourraient par contre changer au fil des mois.

L’an dernier, l’équipe la plus courageuse du baseball majeur, qui a dû jouer ses matchs locaux à Buffalo, a étonné bien des gens en se qualifiant pour la première ronde des séries. Un court séjour face aux Rays de Tampa Bay. Néanmoins, cette brève présence est venue effacer les trois saisons précédentes infructueuses.

Comme la majorité des équipes, Toronto a perdu des millions de dollars l’an dernier. Malgré ces pertes énormes, le président Mark Shapiro et son DG Ross Atkins ont eu les coudées franches de la part de la haute direction pour dénicher et embaucher des joueurs pouvant aider l’équipe cette saison. Les cordons de la bourse de Rogers Communications ont été déliés.

À l’automne 1993, les Jays ont remporté la Série mondiale avec l’un des meilleurs frappeurs au premier rang de l’histoire du baseball, Ricky Henderson, au sein de leur équipe.

L’acquisition de l’agent libre George Springer permet aux Torontois d’avoir la menace des coups de circuit, présences sur les buts et vols de buts pour amorcer le match. Cette possibilité offre aux partisans de voir à l’œuvre un premier frappeur qui a les mêmes atouts qu’Henderson.

Le grand oublié est sans aucun doute le joueur d’arrêt-court Marcus Seimen qui doit faire l’ajustement de jouer au deuxième but. Il a frappé 33 coups de circuit, 43 doubles et a fait marquer 92 points produits en 2019 avec les Athletics d’Oakland.

Pour gagner un championnat, l’équipe doit marquer plus de 700 points. Cette année, les Jays disposent de l’arsenal offensif pour dépasser cette marque facilement.

Aux jeunes de produire

À leur arrivée avec les Jays, les recrues Vladimir Guerrero, Jr, Bo Bichette et Cavan Biggio constituaient l’avenir de l’organisation. Le temps des expériences est terminé et il appartient maintenant aux jeunes loups de produire. La position finale au classement des Jays dépend grandement des performances de ce trio.

Pourquoi meilleur deuxième ?

Les Yankees de New York sont l’équipe à battre dans la division Est de la Ligue américaine. Les Rays ont perdu leurs deux meilleurs lanceurs partants Charlie Morton et Blake Snell. Les Rays ne les ont pas remplacés par des lanceurs de la même qualité. Les gens vont vous dire que les Rays trouvent toujours le moyen de gagner, mais cette année, l’équipe Kevin Cash ne jouit pas d’un enclos de lanceurs partants de qualité et encore moins l’offensive que les Jays possèdent.

Toronto doit gagner ses matchs contre les Red Sox et les Orioles, deux formations qui laissent à désirer. En plus, en analysant les équipes dans les autres divisons, à part les Twins, les A’s et les Astros, les Jays sont nettement supérieurs.

Le nouveau stade

Sauf erreur, il n’y a pas beaucoup de gens qui pensent que je ne suis pas en faveur d’un nouveau stade de baseball.

En cette période de pandémie est-ce le bon moment de présenter un tel projet ? Il y a plusieurs façons d’analyser la situation. Pendant combien de temps le virus continuera-t-il de modifier nos habitudes ? Aucune idée. À la lumière des récents commentaires du premier ministre François Legault, il n’y a aucune urgence, pour le moment, d’un engagement ferme.

Je me fais souvent poser la question si je suis d’accord avec un retour au Stade olympique. Un retour à l’ancien domicile des Expos comprend aussi des coûts de rénovation exorbitants.

La construction d’un nouveau stade de baseball doit être profitable au gouvernement, notre représentant à nous, payeurs de taxes et entrepreneurs. Le plan d’affaires qui sera présenté au gouvernement est un secret détenu par les propriétaires seulement. Ce partenariat du projet économique doit être favorable pour les trois parties impliquées : le gouvernement, les payeurs d’impôts et les partenaires d’affaires.

Ceux qui détiennent une partie du secret sont les partenaires d’affaires qui n’ont pas encore partagé leur plan économique avec la population. Le mandat de ce groupe d’hommes d’affaires est de présenter à Québec un plan bien équilibré ne laissant aucun doute quant au retour que pourra recevoir l’État.

Il y a plusieurs années, des gens influents ont tenté de conclure une entente avec le gouvernement du Québec pour la construction d’un nouveau stade non loin du Centre Bell. Je trouve malheureux que l’ancien premier ministre Lucien Bouchard ait été pointé du doigt comme étant l’opposant à la réalisation de ce projet. Il était, et avec raison, en désaccord avec la présentation du plan d’affaires de Claude Brochu, président des Expos et de ses partenaires d’affaires.

Plusieurs ont jeté le blâme sur Claude Brochu, le considérant comme le grand responsable des négociations infructueuses avec le gouvernement. Cependant, il ne faut pas oublier le désaveu de ses bailleurs de fonds, ce qui a eu pour effet de saboter le projet.

Oui ou non ?

Il m’est difficile, pour le moment, de me prononcer en faveur ou non du projet d’un stade au bassin Peel. J’ai besoin de voir l’ensemble du montage financier avant de prendre position. Qui paie quoi et jusqu’où Québec peut aller ? J’ai besoin d’analyser ces réponses avant de faire mon aveu.

Ma mère m’a toujours dit de respecter l’opinion des autres, car elle est aussi bonne que la mienne. Qui sommes-nous pour être en accord ou en désaccord avec un plan financier dont on ne connaît pas encore les tenants et les aboutissants ?

Laissons le temps à ceux qui sont assis autour de la grande table de bien faire leurs devoirs. Et de nous mettre sous les yeux un plan solide et détaillé qui pourrait avoir le mérite d’être appuyé par les contribuables et le gouvernement.