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L'Université d'Ottawa condamne les messages «inacceptables» d'Amir Attaran

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Après avoir évité la question durant plusieurs semaines, le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, a finalement condamné les messages «inacceptables» du professeur Amir Attaran à l’endroit des Québécois, sans toutefois le nommer.

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«Les propos de l’un de nos professeurs sur Twitter ont projeté l’université sous les feux de la rampe. Notre université, comme toutes les autres, doit s’opposer fermement à toute forme de racisme et de discrimination», déclare d’emblée le recteur Jacques Frémont dans une vidéo mise en ligne par l’établissement universitaire.

Le professeur Attaran, sur Twitter, a notamment qualifié le Québec d'«Alabama du Nord» et le premier ministre François Legault de «suprémaciste blanc» pour son refus de reconnaître l’existence d'un racisme systémique dans la province.

«Le ton, les procédés rhétoriques et la forme outrancière de certains gazouillis publiés ces derniers jours – et qui reproduisent certains préjugés envers le Québec et les Québécois – sont rigoureusement inacceptables», poursuit le recteur Frémont dans la vidéo.  

  • Écoutez Richard Martineau et Maude Boutet, sur QUB radio:    

Devant la controverse engendrée par le professeur Attaran, l’Université d’Ottawa met sur pied un groupe de réflexion présidé par l’ancien juge de la Cour suprême Michel Bastarache, dont la mission sera de «tirer des leçons des incidents récents» qui sont survenus au sein de l’établissement ontarien, mais également dans d’autres universités canadiennes.

Un rapport sera produit avant la fin de l’été 2021 et sera rendu public, promet le recteur Frémont.

À Québec, le gouvernement a récemment mis sur pied un comité d’experts présidé par l’ancien député péquiste Alexandre Cloutier, chargé de se pencher sur l’épineuse question de la liberté académique.

Le recteur Jacques Frémont a dû essuyer depuis plusieurs semaines une pluie de critiques relativement aux propos du professeur Attaran. La professeure Verushka Lieutenant-Duval, suspendue par l’Université d’Ottawa en octobre 2020 pour avoir utilisé le mot «nègre» en classe dans un contexte pédagogique, s’est dite «absolument outrée» que son collègue Amir Attaran s’en tire sans sanction.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Le premier ministre Justin Trudeau a même déclaré, lors d’une conférence de presse, que «ça va faire, le Québec bashing», ce qui lui avait valu d'être étiqueté «allié des suprémacistes blancs» par Amir Attaran.

Ce dernier a toujours refusé de s’excuser pour ses messages.