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Qualité de l'air dans les écoles: Legault défend Roberge dont la démission est réclamée

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Le premier ministre, François Legault, s’est porté à la défense de son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, dont la démission est réclamée par le Parti libéral du Québec qui l’accuse d’avoir « menti » au sujet du protocole de test de la qualité de l’air dans les classes.

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Le ton est monté au Salon bleu, jeudi, lorsque la députée libérale Marwah Rizqy a souligné l’absence du ministre Roberge, un geste interdit par les règles parlementaires. « Wô », s’est alors écrié le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, puis des discussions animées entre plusieurs partis ont suivi.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

Plus tôt, la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade, avait réclamé la démission de Jean-François Roberge, qu’elle accuse d’avoir « menti » à la population au sujet des tests pour la qualité de l’air dans les écoles.

Le ministre Jean-François Roberge a affirmé à plusieurs reprises que la méthode d’échantillonnage pour tester la qualité de l’air dans les classes avait été validée par la santé publique. Or, ce n’est pas le cas, a révélé Radio-Canada, jeudi.

Qui plus est, la Direction générale de la santé publique (DGSP) n'appréciait pas totalement le protocole présenté, a également rapporté le diffuseur public en citant des sources anonymes.

Le premier ministre, François Legault, s’est toutefois porté à la défense de son ministre, absent de la période de questions puisqu’il participe en ce moment à un sommet sur l’éducation à huis clos.

Le chef de la Coalition avenir Québec a ensuite déposé des documents qui, selon lui, prouvent que le protocole mis en place par Québec pour tester la qualité de l’air dans les écoles avait été ajusté en fonction des recommandations de la santé publique.

« Donc, vous pouvez constater que toutes les recommandations de la Santé publique ont été intégrées dans le document », a-t-il conclu.

Reste que le ministre Roberge « avait menti au public puis aux parlementaires », a martelé le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, après les révélations de Radio-Canada.

« Ça vient confirmer les craintes de tout ce qui se fait d'experts scientifiques au Québec. Ça confirme les craintes des profs. Ça confirme les craintes de Québec solidaire. Ce que Jean-François Roberge a fait, c'est très grave », a-t-il indiqué en point de presse, jeudi matin.