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Au nom des enfants, oubliez la partisanerie

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Les conséquences de la crise sanitaire que nous vivons, actuellement, n’épargnent malheureusement pas l’exploitation sexuelle des mineurs.

Selon le centre de coordination contre l’exploitation des mineurs de la GRC, le nombre de signalements en lien avec l’exploitation sexuelle des mineurs a augmenté de 36 % dans les trois premiers mois de la pandémie en 2020.

Heureusement, le député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, a décidé d’agir en déposant le projet de loi C-277, qui souhaite modifier la section exploitation et traite de personnes du Code criminel.

Donner vie à un rapport

Normalement, les rapports ramassent la poussière sur des tablettes pendant plusieurs années. Mais, comme l’a dit le député Paul-Hus à la Chambre des communes : « Le rapport de la Commission spéciale ne doit pas tomber dans l’oubli ni être tabletté. »

Le projet de loi cible directement quatre recommandations du rapport de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs de l’Assemblée nationale qui a été dévoilé en décembre dernier.

La pièce législative est arrivée 48 heures avant que le ministre des Finances du Québec annonce dans son budget un investissement de 150 M$ sur cinq ans pour répondre aux conclusions du rapport de la Commission.

Comme c’est une priorité pour la CAQ, le gouvernement du Québec a tout intérêt à ce que ce projet de loi soit une priorité pour le gouvernement fédéral également.

Mourir au feuilleton

Trop souvent, les projets de loi émanant des députés meurent au feuilleton à l’aube d’une campagne électorale générale. Comme on prévoit un scrutin printanier ou automnal, le projet de loi C-277 pourrait connaître la même médecine.

Pour éviter ce scénario, les élus de tous les partis à la Chambre des communes doivent s’entendre pour que cette pièce législative soit adoptée rapidement.

Au nom de la protection de nos enfants, on doit espérer que les élus mettent la partisanerie de côté.