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KK ne vaut pas cher pour la LNH

Canucks vs Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Jesperi Kotkaniemi a reçu un coup de coude à la tête de Connor McDavid, mardi.

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Une amende de 5000 $, c’est tout ce que Connor McDavid a écopé pour son coup de coude au visage de Jesperi Kotkaniemi, mardi soir au Centre Bell. Le jeune joueur du Canadien doit se dire qu’il ne vaut pas cher aux yeux de la Ligue nationale de hockey. 

Il aurait dû rester étendu sur la glace et retraiter au vestiaire quelques instants pour influencer les dirigeants du comité de sécurité des joueurs de la LNH.

Si McDavid avait été la victime, on peut penser que Kotkaniemi aurait été suspendu pour la série aller-retour qui opposera le Tricolore aux Sénateurs, ce soir et samedi.

Dur à suivre

Deux rencontres à l’ombre, c’est la sentence que McDavid avait reçue pour un geste sensiblement similaire qu’il avait commis à l’endroit du défenseur Nick Leddy, des Islanders de New York, il y a deux ans.

Pourquoi avoir sévi à l’époque et pas cette fois ?

Le capitaine des Oilers était déjà une supervedette.

La Ligue nationale est dure à suivre. On nous explique dans certains cas que c’est le torse et non la tête qui a absorbé le gros du choc.

Or, le cerveau peut être affecté et, souvent, le joueur touché était en position vulnérable.

Pas d’excuses

Il y a un relâchement des mesures disciplinaires cette saison. Les coups à la tête et les mises en échec par-derrière sont plus nombreux.

Le raisonnement selon lequel le phénomène est attribuable au calendrier qui ne comporte que des matchs intradivision n’est pas valable.

George Parros donne l’impression d’être plus indulgent que ses prédécesseurs Stéphane Quintal et Brendan Shanahan, qui s’étaient attaqués vigoureusement aux coups à la tête.

Les mesures s’appliquent à tous les joueurs, supervedettes comme plombiers et, je tiens à le préciser pour ceux qui me taxeraient de partisanerie, aux joueurs du Canadien aussi.

Pourquoi pas Rutherford à Buffalo?

Comme le dit Marc Bergevin, reconstruire n’est pas une garantie de succès. Les Sabres en sont la preuve.

C’est triste de voir ce que cette organisation est devenue. Buffalo est une bonne ville de hockey. J’y ai vu des matchs mémorables lorsque j’étais affecté à la couverture quotidienne du Canadien.

Les Sabres ont repêché parmi les 10 premiers rangs au cours des huit dernières années. Mais ils se destinent vers une 10e exclusion de suite des séries.

Au cours de cette période, ils ont eu quatre généraux, soit Darcy Regier, congédié après plus de 16 ans en poste ; Tim Murray, qui a fait trois ans et un mois ; Jason Botterill, qui a occupé les fonctions pendant trois ans et un mois ; et enfin Kevyn Adams, en poste depuis juin dernier.

Sept entraîneurs se sont succédé derrière le banc, à savoir Lindy Ruff, Ron Rolston, Ted Nolan, pour qui il s’agissait d’un deuxième mandat, Dan Bylsma, Phil Housley, Ralph Krueger et Don Granato, qui assume l’intérim actuellement.

Les Sabres auraient besoin d’un directeur général expérimenté pour remettre la cabane sur pied. Ils devraient donner un coup de fil à Jim Rutherford et lui donner plein pouvoir.

Play ball!

Pendant qu’on s’engueule à Montréal sur une possible participation financière du gouvernement Legaut dans la construction d’un stade de baseball, la saison de balle commence aujourd’hui.

Le lancement de la saison est toujours spécial. C’est une tradition aux États-Unis. Ça annonce l’arrivée du beau temps.

Je suis d’accord avec mon collègue Rodger Brulotte, qui prédit une participation éliminatoire aux Blue Jays de Toronto.

Avec la bénédiction des propriétaires, le directeur général Ross Atkins a procédé à gros prix à l’embauche de George Springer et de Marcus Semien sur le marché des joueurs autonomes.

Et Vladimir junior est en grande forme ! Guerrero a réduit son poids de 280 à 240 livres pendant l’hiver. Il a maintenu une moyenne au bâton de ,421 dans la Ligue des pamplemousses.

Il frappe davantage la balle en flèche, pouvait-on lire dans le Toronto Star hier. Mais attendons-nous à le voir encore frapper des circuits monstrueux. 

Toujours plus de victoires  

Le Canadien a réussi son retour sur scène. Les pessimistes disent que le Tricolore a vaincu une équipe qui avait joué la veille, mais c’est exactement ce qu’il devait faire. 

Comme les Flames l’avaient fait à ses dépens à Calgary après qu’il eut joué à Vancouver la veille, il y a trois semaines.

Personne n’a de cadeau à faire à personne dans le sport.

C’est au plus fort la poche !

Les coriaces Sénateurs

Il faudra voir maintenant ce que la troupe de Dominique Ducharme fera ce soir, à Ottawa, et samedi, au Centre Bell, contre les Sénateurs, une équipe qui lui a donné des ennuis depuis le début de la saison (fiche de 2-1-2).

Le Canadien a besoin de toutes les victoires possibles, lui qui, pour la première fois de la saison, montre une série de trois triomphes.

C’est vrai qu’il devra composer avec un calendrier très condensé jusqu’à la fin de la saison. Mais les prochaines semaines pourraient lui être néanmoins favorables, car il disputera huit de ses dix prochains matchs à domicile.

Huit rencontres sur dix à domicile

Outre sa rencontre de ce soir à Ottawa, le Tricolore retournera sur la route mercredi prochain, à Toronto, au cours de cette séquence de dix rencontres.

L’équipe montre 15 victoires à sa fiche. C’est sept de moins que les Maple Leafs, les Jets et les Oilers, et une de moins que les Flames et les Canucks, qui ont encore espoir de se qualifier pour les séries.

Tous les joueurs devront mettre la main à la pâte. Paul Byron et Artturi Lekhonen ont montré de belles choses en ce sens, mardi, face aux Oilers.

Il y a lieu de penser qu’ils seront utilisés avec Eric Staal lorsque ce dernier en aura terminé avec sa quarantaine.

Ce sera intéressant à voir.