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Maladie de Parkinson: vivre un jour à la fois

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Vivre avec la maladie de Parkinson est un défi quotidien. Pour Diane Bouchard, une Almatoise atteinte depuis plus de 10 ans, il est important que les gens en apprennent davantage sur cette maladie.

«J'en voulais à la terre entière. Je me disais: "Pourquoi moi? J'ai été une bonne fille, une bonne épouse, une bonne personne. Pis ça m'arrive"», a-t-elle avoué en entrevue avec TVA Nouvelles.

Tremblement, perte d'équilibre, insomnie; les symptômes varient d'une personne à l'autre. Pour Mme Bouchard, il y a aussi les freezes qui s'ajoutent à la liste, une immobilité soudaine.

«Je suis allée à la banque un moment donné et j'étais hyperstressée. Dans ce temps-là, tu trembles, c'est incroyable. Tu essayes de te contrôler, mais tu n'es pas capable. Et là, j'imaginais les gens en arrière de moi qui me regardaient et qui posaient un jugement sur moi. J'ai laissé mes affaires là et je suis partie», a-t-elle raconté.

C'est d'ailleurs une des missions que se donne l'organisme Parkinson Saguenay–Lac-Saint-Jean: faire disparaître les tabous entourant la maladie en informant la population.

«On la connaît mal, on pense seulement que c'est des tremblements, alors nous, on doit sensibiliser la population générale. Le mois d'avril, c'est justement le mois de la sensibilisation à la maladie», a indiqué la directrice générale de l'organisme, Sonia Bernier.

Mario Lalancette, le conjoint de Diane Bouchard, l'accompagne et la soutient. «C'est quoi le Parkinson, les symptômes, quoi faire, quand le faire, comment le faire? Je suis un accompagnateur, un conjoint formé. Des fois, quand il arrive des situations, je regarde ailleurs. Il ne faut pas que je lui enlève son autonomie. Si elle crie, j'y vais», a-t-il expliqué.

Diane Bouchard a trouvé une source de réconfort dans le sport. Marche, course, yoga, elle peut passer plusieurs heures à bouger. Dans certains cas, l'activité physique permet de ralentir la maladie. Son conjoint explique que le principal problème avec le Parkinson, c'est la production de dopamine. Lorsque la médication fait moins ou pas d'effets, le sport en est une bonne source.

Le positivisme fait aussi partie de la recette gagnante de Diane Bouchard.

«Je me suis fait tatouer "un jour à la fois". Ça ne sert à rien d'anticiper. C'est de faire confiance, et de vivre la vie que tu as à vivre. Et d'en profiter.»

Le couple a pour projet de parcourir le Québec en faisant des conférences dans le but de faire connaître la maladie, mais aussi de dédramatiser la situation en partageant sa vision positive de sa réalité.