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Pas d’argent... pas de volant

L’avenir de Raphaël Lessard au sein de l’écurie GMS pourrait se jouer aujourd’hui

Raphael Lessard
Photo courtoisie, Écurie GMS Malgré sa brillante prestation à Bristol, le pilote québécois Raphaël Lessard n’est toujours pas assuré de conserver son volant dans la série des Camionnettes NASCAR.

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Aujourd’hui, 1er avril, est une date butoir pour Raphaël Lessard s’il veut poursuivre son parcours dans la série des Camionnettes Camping World, a appris Le Journal.

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Le jeune pilote québécois s’est battu courageusement pour conserver sa brillante troisième place acquise lundi sur la terre battue du circuit de Bristol.

Or, c’est une lutte encore plus importante à laquelle le prodige beauceron est confronté puisque l’écurie GMS, qui l’a recruté cette année dans la troisième division du NASCAR, attend une somme d’argent essentielle pour la suite des choses.

La date de tombée est aujourd’hui, comme le stipule le contrat paraphé en début d’année entre l’équipe et l’entourage de Lessard. Et non, ce n’est pas un poisson d’avril.

À chaque premier du mois, un montant fixé à environ 180 000 $ US (soit un peu plus de 225 000 dollars canadiens) doit parvenir à GMS, à défaut de quoi son volant peut lui être retiré. 

Malgré cette remarquable prestation en début de semaine, le clan Lessard n’aurait pas trouvé les fonds nécessaires pour respecter ses engagements.

Commanditaires recherchés

 Depuis le début de la saison, Lessard a été appuyé par deux entreprises québécoises, CANAC et Quincailleries Richelieu, dont les ententes financières seraient échues ou, du moins, les montants qu’elles ont versés ont déjà été dépensés.

 À sa dernière épreuve, à Bristol lundi, seule l’inscription de Chevrolet, ce constructeur automobile associé à l’équipe GMS, était clairement visible sur la Silverado de Lessard. Preuve que Lessard a participé à la course sans commanditaires concrets.

 La perte d’investisseurs fidèles n’est pas de bon augure pour la carrière de Lessard. Réunis sous la forme d’une société en commandite, ces gens d’affaires fortunés et passionnés de stock-car ont quitté le bateau l’automne dernier après que l’entourage immédiat de Lessard eut décidé de confier la carrière du jeune pilote à une nouvelle organisation. 

Investisseurs furieux

L’arrivée de ce groupe a notamment signifié le départ, non souhaité par les investisseurs originaux, d’Alan Labrosse à titre de conseiller. Si bien qu’ils ont choisi, furieux pour la plupart, de se retirer du dossier et de cesser de financer la carrière de Lessard.

Quand il fut annoncé, par voie de communiqué il y a quelques mois, que Lessard disputerait la saison 2021 à temps plein, c’était sans mentionner que le budget n’était pas bouclé dans son intégralité.

 Or, le message est lancé à toutes ces entreprises qui ont à cœur la carrière du plus bel espoir québécois du NASCAR et dont la victoire historique l’an dernier à Talladega a fait les manchettes. 

 Lessard est une perle rare, mais le talent ne suffit pas en sport automobile. L’argent est le nerf de la guerre.

La bonne nouvelle, c’est que la prochaine course au calendrier n’est prévue que le 17 avril au circuit de Richmond, dans l’État de la Virginie. On suppose que GMS accepterait un délai pour conserver dans ses rangs un tel talent brut.