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Y a-t-il un vaccin contre l’anglicisation?

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Enfin ce Journal n’est plus le seul à oser parler du français en péril ! Toute la semaine, Le Devoir a remis ses culottes de journal national et a fait le point sur le virus linguistique de l’anglicisation, dont le « variant USA », surtout, semble infecter notre belle jeunesse.

Le Devoir nous rappelle l’ampleur vertigineuse du phénomène. Dès 2036, selon les démographes, nous pourrions nous être engagés dans un processus irrémédiable de « louisianisation ».

Cette anglicisation a tellement de visages qu’on ne sait plus où donner de la tête !

Vertige

Il y a les universités « francophones » qui se couchent par terre au nom de l’anglais, langue de recherche.

Il y a cette mairesse de Montréal qui ne veut rien faire, dans ce dossier, et qui en est fière ! Et son principal adversaire désormais maigrichon n’est guère plus prometteur...

Il y a la sorcellerie de nos postes de radio qui introduisent des pots-pourris comportant juste assez de passages en français pour dénaturer les statistiques.

Il y a tous ces enfants de l’immigration que la loi 101 intègre au Québec avec brio au primaire et au secondaire... puis qui font mentalement sécession avec le cégep et l’université en anglais.

Alliés recherchés 

Où sont nos alliés ? Pas un mot de l’organisation de la Francophonie qui compte pourtant 42 membres et où le Québec paie un loyer. Rien venant de la France, elle-même friande d’anglicisation et réputée pour abandonner ses ouailles... que ce soit en Indochine, en Louisiane ou en Nouvelle-France.

Pourtant, si un petit pays comme Israël a pu ressusciter une langue morte, l’hébreu, pour en faire sa langue nationale, eh bien, le Québec pourrait consacrer le français comme sa seule vraie langue officielle... à moins que le « virus de l’anglicisation » ne soit déjà sur le point de nous expédier aux soins intensifs... Y a-t-il un vaccin contre un tel fléau et ses mille « variants » ? Si oui, on souhaite que le docteur Jolin-Barrette nous l’inocule au plus sacrant ! Pour Pâques, Monsieur le Ministre, ressuscitez donc la loi 101 !