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Pression pour reconfiner Montréal

Le nombre de cas est remonté en flèche sur l’île dans la dernière semaine et pourrait devenir tout un problème

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Avec la flambée des cas de variants, un regroupement de médecins et de scientifiques exhorte le gouvernement à fermer les écoles et à reconfiner le grand Montréal devant la menace d’une troisième vague.

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Marie-Michelle Bellon, interniste
Photo d'archives, Chantal Poirier
Marie-Michelle Bellon, interniste

« On est vraiment en retard. C’est pourquoi le confinement doit être implanté dès maintenant », soutient la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre François Legault annonçait une restriction des mesures sanitaires dans trois villes du Québec qui affichent une recrudescence des cas de COVID-19. Les gyms, les écoles et les restaurants ont été forcés de fermer leurs portes, et le couvre-feu a été ramené à 20 h. 

Les experts regroupés au sein du collectif COVID Stop veulent qu’on fasse de même dans la métropole.

Nancy Delagrave, physicienne
Photo courtoisie
Nancy Delagrave, physicienne

Dans les milieux de travail, la distanciation physique recommandée n’est pas suffisante et les problèmes de ventilation se font sentir, souligne Nancy Delagrave, physicienne et coordinatrice scientifique de COVID Stop. Une « réforme » des règles sanitaires est nécessaire, dit-elle.

« Pensée magique »

Pour le 1er avril, on a recensé 388 nouvelles infections sur l’île de Montréal, soit presque 30 % des 1314 cas enregistrés au Québec.

Le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, a martelé dans les derniers jours que les enjeux de santé mentale et d’éducation sont à considérer face à un resserrement des mesures.

Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue
Photo d'archives, Chantal Poirier
Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue

« Nous demandons simplement d’aller au-devant de la catastrophe que représenterait une troisième vague à la hauteur de ce que d’autres pays connaissent, pour éviter que cette situation psychologique affecte encore davantage notre population », indique le Dr Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. 

  • Écoutez l'entrevue de Dr. Amir Khadir avec Sophie Durocher sur QUB Radio :

Il estime que les autorités ont usé de la « pensée magique » dernièrement.

Les écoles sont toujours d’importants lieux de transmission, rappelle le collectif. Elles « semblent vraiment être un problème avec les variants, fait savoir Marie-Michelle Bellon. Ces enfants amènent le virus à la maison ».

Plus jeunes

Vincent Bouchard-Dechêne, interniste
Photo courtoisie
Vincent Bouchard-Dechêne, interniste

Les personnes présentant des symptômes graves du virus sont de plus en plus jeunes, fait savoir le Dr Vincent Bouchard-Dechêne, spécialiste en médecine interne affecté à l’unité de soins intensifs de l’Hôpital Notre-Dame.

« Ce sont des patients souvent qui arrivent dans un état plus critique », dit-il.

Comme ils ont de plus fortes chances de survie, la durée du séjour aux soins intensifs s’allonge. Ce phénomène ajoute de la pression sur le personnel. 

« Le système ne peut pas se permettre une troisième vague importante », ajoute Vincent Bouchard-Dechêne.  

Les cas à Montréal 

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Total

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Total 5 195 725+ 35 114

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