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Duclos a appris la leçon

Jean Yves Duclos
Photo d'archives Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor du Canada.

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De retour officiellement après des ennuis de santé qui l’ont beaucoup fait réfléchir, Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor du Canada, confirme son intention de solliciter un nouveau mandat aux prochaines élections fédérales.

« Les dernières semaines ont été un peu compliquées, et j’ai beaucoup appris, à la fois sur moi-même et sur les autres. Je me suis rendu compte que personne n’est invulnérable, confie M. Duclos, victime d’une embolie pulmonaire qui l’a conduit à l’hôpital le 22 février dernier. Ça aurait pu être beaucoup plus grave, j’ai été chanceux », dit celui qui affirme en avoir tiré une grande leçon.

La dernière année s’est avérée des plus remplies pour le député de Québec, économiste de renom.

Ses responsabilités se sont retrouvées au cœur de la gestion et de la réponse à la pandémie par le gouvernement fédéral. 

« On a tous vécu de la fatigue et du stress, mais on a intérêt à le reconnaître et à écouter notre corps. C’est vrai pour beaucoup de gens, et ça s’applique d’autant plus à ce qu’on a vécu au cours des derniers mois. Je pense aux travailleurs de la santé, à ceux qui ont perdu leur emploi. »

Le ministre constate qu’à être autant investi dans son travail, il en a oublié sa santé. Lorsqu’il a ressenti une douleur au thorax, sous un poumon, il a tardé avant de consulter.

Pleinement rétabli, M. Duclos a repris le collier il y a une dizaine de jours, de façon graduelle.

Il a perdu beaucoup de poids, écoute les conseils de ses proches et de son médecin de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, où il a reçu des soins remarquables, souligne-t-il. Sportif, il sent enfin qu’il a récupéré son énergie. 

Racines profondes 

Puis, la rumeur veut que des élections fédérales soient déclenchées au cours des prochains mois.

Le député n’a pas eu à réfléchir longtemps pour conclure qu’il a plus que jamais envie de continuer, si les électeurs consentent à lui accorder à nouveau leur confiance. 

« C’est sûr que si ça avait été un enjeu de santé chronique, persistant, incurable à la limite, il aurait fallu que je réfléchisse, mais j’ai eu la chance que ce soit plus de peur que de mal [...] et que ça risque très peu de se reproduire dans le futur. »

Évoquant des racines profondes dans sa circonscription, M. Duclos estime que le service public sera d’autant plus important pour panser les plaies de la pandémie pour notre société. 

Projet de tramway

Le ministre a d’ailleurs suivi de près les discussions entourant le tramway, projet pour lequel l’aval du Conseil des ministres à Québec se fait toujours attendre. 

Le maire Labeaume disait cette semaine avoir eu une « surprise » et ne la trouvait pas drôle. « Quelque chose accroche », a-t-il révélé.

« On veut vraiment et absolument que les investissements historiques en transport collectif par le biais du réseau structurant se fassent le plus rapidement possible », a réitéré M. Duclos, qui a été le premier à évoquer la possibilité d’une seconde phase, étant donné les 15 milliards additionnels prévus pour de tels projets au cours des sept prochaines années. 

« Mais pour avoir une phase deux, ça prend une phase un », conclut-il, confiant de voir le projet obtenir le feu vert très bientôt.