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Elles se dénudent contre l’UQAM

Le mouvement dénonce une poursuite de l’université

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Photo tirée de Instagram Catherine Fortin a publié des photos d’elle en petite tenue avec le logo de l’école.

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Des étudiantes de l’UQAM ont lancé un mouvement de protestation sur les réseaux sociaux en se dénudant avec le logo de l’université pour demander le retrait de la poursuite contre une bachelière.

Catherine Fortin et Stéphanie Roussel, candidates aux doctorats en études littéraires et en sémiologie, respectivement, ont publié vendredi sur la plateforme Instagram des photos en petite tenue en tenant leur diplôme de l’UQAM pour soutenir Hélène Boudreau, poursuivie pour 125 000 $ par l’université. 

L’établissement reproche à Mme Boudreau d’avoir nui à sa réputation en diffusant des photos d’elle partiellement dénudée affichant le logo de l’UQAM. L’une d’entre elles, soit sa photo de graduation où elle dévoile le dessous de ses seins, avait fait le tour des réseaux sociaux il y a deux mois.

Depuis, plusieurs utilisateurs se sont joints au mouvement en publiant des photos de leur corps avec un diplôme de l’UQAM ou son logo, accompagnées du mot-clé #papauqam. 

Catherine Fortin, dont les travaux se penchent sur le traitement réservé aux corps des femmes et aux personnes queer, dénonce la démarche de son université. Elle demande non seulement le retrait de la poursuite, mais exige aussi des excuses de l’institution.

« [Stéphanie et moi], on est des bonnes étudiantes avec d’excellents résultats et des bourses prestigieuses. Dans nos travaux, on dénonce des comportements et stratégies pour contrôler les corps et l’UQAM nous reconnaît une expertise, alors ça nous semblait vraiment hypocrite de ne pas dénoncer ça. »

  • Écoutez la chronique de Sophie Durocher avec Pierre Nantel sur QUB radio:

Diminuer la pression

En publiant ces photos, Catherine Fortin souhaite faire diminuer la pression sur Hélène Boudreau. « Plus on est de personnes à afficher une certaine sensualité avec le logo de l’UQAM, moins Hélène devient coupable. »

Hélène Boudreau compte se défendre face à l’UQAM. Dans sa déclaration sous serment transmise aux médias jeudi soir, elle soutient qu’il n’y a « rien » dans ses photos qui peut porter atteinte à la réputation de l’UQAM.