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Pas de chasse à l’orignal dans le parc de La Vérendrye cet automne

Québec décrète un moratoire après les barrages routiers de l’automne dernier

Pas de chasse à l’orignal dans le parc de La Vérendrye cet automne
Photo d'archives, Agence QMI

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La chasse à l’orignal sera interdite l’automne prochain dans la réserve faunique de La Vérendrye. Un moratoire sera imposé pour évaluer l’état du cheptel, comme le réclamaient les manifestants algonquins qui ont érigé des barrages routiers l’an dernier.

• À lire aussi: Chasse: Québec négociera avec les Algonquins pour éviter d’autres barricades

Un accord de principe entre Québec et les chefs algonquins a été annoncé vendredi en début de soirée, à la veille du congé pascal.

L’entente d’une durée de quatre ans débutera par un moratoire sur la chasse à l’orignal à l’automne 2021 dans la réserve faunique de La Vérendrye, qui chevauche les régions de l’Outaouais et de l’Abitibi-Témiscamingue.

Cette période permettra à un comité tripartite, composé du gouvernement québécois, de représentants de la nation algonquine et d’experts indépendants de procéder à une évaluation plus précise du cheptel d’orignaux.

La possibilité de reprendre la chasse au-delà de l’automne prochain demeure incertaine. Québec et les chefs algonquins se donnent jusqu’au 15 avril prochain pour conclure une entente finale et en dévoiler les détails.

Des membres des Premières Nations ont érigé des barrages à plusieurs endroits donnant accès au parc de La Vérendrye l’automne dernier.
Photo d’archives, Jonathan Tremblay
Des membres des Premières Nations ont érigé des barrages à plusieurs endroits donnant accès au parc de La Vérendrye l’automne dernier.

Affrontements

Les manifestations autochtones dans le parc de La Vérendrye avaient donné lieu à de fortes tensions entre Blancs et membres des Premières Nations l’automne dernier.

Des barrages érigés sur les principales routes empêchaient les chasseurs d’entrer sur le territoire.

Certains chasseurs, qui avaient réussi à accéder à leur camp au terme d’un long détour, ont témoigné avoir été intimidés par des militants autochtones.

L’accord de principe survenu vendredi vise d’ailleurs « à assurer la paix sociale et la préservation de la ressource », lit-on dans le communiqué de presse.

En effet, les militants algonquins plaidaient que le nombre d’orignaux de la région était en déclin et réclamaient une suspension de la chasse sportive.

Baisse du cheptel

Des relevés aériens réalisés par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs avaient effectivement démontré une baisse du cheptel.

Celui-ci était passé de 3,2 à 2,06 bêtes par 10 kilomètres carrés depuis 2008.

« Des deux côtés de la table de négociation, tous ont affirmé le désir de mettre en place des balises afin d’éviter qu’une situation semblable à celle vécue l’automne dernier ne se reproduise, est-il écrit dans le communiqué émis par le cabinet du ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. À terme, une plus grande participation des Algonquins à la gestion du cheptel est souhaitée. »

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