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Pénurie d'infirmières: un secondaire 5 et une courte formation pour assister lors de chirurgies, le syndicat dénonce

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Le CIUSS de l’Est-de-Montréal, aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre et sous pression en pleine pandémie, compte faire appel à des assistants techniques dont la formation s’effectue en accéléré, selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

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Ce scénario présenté au syndicat jeudi à 16h a fait bondir de sa chaise Denis Cloutier président de la FIQ pour l’Est-de-l’Île-de-Montréal. 

«On parle de prendre des gens qui ont un secondaire 5, et qui pourraient venir travailler au bloc opératoire après une seule formation de huit semaines. Une formation maison donnée par le CIUSSS», déplore M. Cloutier en entrevue à Mario Dumont. 

Cette main-d’œuvre d’urgence serait déployée dans les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Santa Cabrini. 

Si la FIQ reconnaît qu’il manque de personnel infirmier, l’organisation juge que d’autres solutions auraient pu être mises en place et interpelle le ministre de la Santé Christian Dubé. 

«Les infirmières ne sont pas disparues au Québec. [...] Il faut trouver des incitatifs pour trouver plus de gens dans les hôpitaux qui sont en grande pénurie pour qu’on puisse bien desservir et offrir la même qualité de soins à la population de l’est de Montréal», juge-t-il. 

Il reconnaît que la pénurie de main-d’œuvre est très préoccupante. 

«On est dans le fond du baril. Si on est en pénurie, ça veut dire que les infirmières subissent beaucoup de temps supplémentaire obligatoire (TSO), des déplacements et autres inconvénients. Elles ont tendance à quitter pour aller dans d’autres hôpitaux où la situation est meilleure», soutient M. Cloutier. 

«Il y a de la place pour tout le monde dans le réseau de la santé, mais certainement pas dans le bloc opératoire», insiste-t-il. 

Les assistants techniques peuvent effectuer plusieurs tâches dans le réseau de la santé, mais dans le projet du CIUSSS, ils seraient utilisés notamment à passer les instruments lors d’interventions chirurgicales, selon le syndicat. 

«On ne peut pas accepter de baisse de niveau de qualité», juge-t-il.