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Quand des profs sont les loups de la bergerie

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Récemment, deux profs au secondaire, l’un en art dramatique et l’autre en musique, ont été condamnés à la prison pour avoir eu des relations sexuelles avec des étudiantes.

C’est plate à dire, mais en voyant passer ces nouvelles, je n’ai pas été surprise. 

« Same old, same old », me suis-je dit. Parce que des histoires de profs qui flirtent impunément avec leurs étudiantes et qui vont jusqu’à avoir des contacts sexuels avec elles, on en a vu. Trop vu. 

Ici, on a des cas où les jeunes filles étaient mineures. La limite est donc très claire : t’es enseignant, tu couches avec ton étudiante mineure, c’est criminel. Ça devient moins clair lorsqu’on a affaire à des étudiantes majeures qui fréquentent le cégep ou l’université. 

Ça se passe depuis toujours

Combien j’ai vu d’enseignants, du temps où j’étais étudiante à l’UQAM, entretenir des relations avec des étudiantes ? Je n’ai même pas assez de mes dix doigts pour compter. Et ces profs-là se cachaient à peine. Ça se passait au vu et au su de tous, y compris de la direction du département.  

Oui, des hommes en position d’autorité, des enseignants responsables d’évaluer des compétences, couchaient avec leurs étudiantes. « Ah ! mais ça fait longtemps, me direz-vous. » On me chuchote à l’oreille que les choses n’ont pas beaucoup changé et que les médias sociaux n’ont rien arrangé à l’affaire. C’est facile maintenant, pour un prof, d’entrer en contact avec son élève via ces plateformes et de la manipuler pour arriver à ses fins.  

Ça doit cesser

Je veux être claire : la plupart des profs ont un comportement irréprochable. Mais certains d’entre eux sont des pommes pourries, des loups qu’on a laissés entrer dans la bergerie et qui se servent de leur classe comme d’un terrain de chasse. On les a laissés entrer, parfois sans savoir. Maintenant, à nous de les faire sortir.