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Une occasion unique à ne pas rater

Brigitte Thibault était entourée de ses parents, Josée et Daniel, ainsi que de son cadet Dave Kinsey pour sa ronde inoubliable à Augusta.
Courtoisie Juan Luis Guillen Brigitte Thibault était entourée de ses parents, Josée et Daniel, ainsi que de son cadet Dave Kinsey pour sa ronde inoubliable à Augusta.

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AUGUSTA | Rien n’aurait empêché Josée Verreault et Daniel Thibault de descendre en Géorgie cette semaine. Rien. Même pas tout l’or du monde. Et même pas cette satanée COVID-19 qui continue de paralyser la vie quotidienne.

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Le paternel de Brigitte Thibault y a vu un second pèlerinage dans la cathédrale mondiale du golf. 

La maman aussi, en plus de pouvoir suivre pas à pas sa fille, ce qu’elle n’a pu faire comme elle l’aurait souhaité depuis un an. En posant les pieds sur la propriété du Augusta National vendredi matin, les parents étaient aussi émerveillés qu’en 2019. L’endroit, de toute beauté dans son vert flamboyant, transpirait le printemps par une fraîche matinée en Géorgie. 

« Même si nous sommes déjà venus, c’est comme un accouchement. On manque beaucoup de choses la première fois, a lancé Daniel qui n’allait certainement pas manquer son repas privilégié dans la majestueuse salle à manger en après-midi. 

« Pour un golfeur, s’installer dans ce club-house, c’est comme être reçu par le pape à Rome. »

Les parents souhaitaient faire le plein de souvenirs en suivant Brigitte sur le parcours et en immortalisant leur visite à des endroits connus. Ce passage à Augusta pourrait être le dernier si leur fille passe chez les pros. 

L’étudiante à l’Université de Fresno saisira l’opportunité d’une cinquième saison chez les Bulldogs comme le permet la règle de la NCAA en raison des contrecoups de la pandémie. 

« Cette journée, c’est comme un rêve dans un film. Elle est exceptionnelle. On ne peut surtout pas manquer ça », ont relaté les parents.

Restrictions

Quand Josée et Daniel ont pris connaissance des restrictions de voyage cet hiver, ils n’ont pas paniqué. Ils devaient toutefois prendre les bonnes décisions afin de poursuivre leurs activités professionnelles tout en respectant les normes. Toutefois, les deux sœurs de Brigitte, Julie et Laurence, n’ont pu les accompagner en raison de laissez-passer limités.

« Il n’a jamais été question de ne pas venir. Mais si j’avais dû m’embarrer pendant deux mois, il aurait fallu réfléchir, a expliqué Daniel qui profite de son passage en Géorgie pour jouer. Il ira ensuite rejoindre des amis sur des parcours en Floride avant de rentrer à Montréal pour s’encabaner en quarantaine. 

Josée suivra quant à elle Brigitte dans sa fin de saison chez les Bulldogs dans un moment privilégié mère-fille. « Je veux vraiment être à ses côtés à son tournoi régional et national, a-t-elle exprimé. Aussi, je ne voulais pas rater sa graduation en mai. Je vais rentrer à la maison par la suite. »