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Au cœur de Pâques, la résurrection

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Dans l’histoire du christianisme, la fête de Pâques est la plus importante, la plus joyeuse, celle où cette religion prétend tenir sa promesse.

Au terme d’un effrayant calvaire, le Christ ressuscite et vient rappeler à l’homme qu’il vaincra la mort, non pas en cette vie, mais en une autre, même si nous ne savons pas exactement la signification de cette promesse. Il exige de nous la foi. 

Christianisme

Elle ne va plus de soi. Les modernes s’y veulent étrangers. Cette belle histoire leur semble enfantine, même si elle a fécondé notre civilisation pendant 2000 ans. 

Notre civilisation se croit plus libre parce que délivrée de ses racines. C’est l’arrogance des modernes.

Nous sommes désormais étrangers au fait religieux, sauf, étrangement, lorsqu’il prend la forme un peu de rituels vaguement exotiques d’inspiration new age. Nous nommons souvent cette religion déculturée « spiritualité ».

Paraphrasons Chesterton : nous sommes moins devenus athées que nous nous sommes mis à croire en n’importe quoi. 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Mais que l’on soit croyant ou non, la promesse chrétienne est féconde : la vie porte en elle un mystère sur lequel il vaut toujours la peine de méditer. Il se pourrait bien que la prière soit le contraire d’une perte de temps.

La vie toujours renaît, d’abord parce qu’elle se transmet. L’homme et la femme s’immortalisent par leurs enfants. Ils se projettent ainsi dans la suite du monde, en se disant qu’après leur passage sur terre, il y aura une suite. 

Espérance

Au cœur même de la promesse chrétienne se trouve une espérance, et un appel lancé à l’homme de ne pas s’enfermer dans sa propre vie, comme s’il était premier et dernier sur terre. 

On trouve aussi une vérité pour nos vies terrestres : même au cœur de la nuit la plus noire, il faut refuser la désespérance. 

Plus que jamais, cette année, on méditera cette espérance.