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Des airs de déjà-vu

0403 WE - immortals fenix myth of eastern realms
Photo courtoisie

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Quatre mois après sa sortie, Immortals Fenyx Rising continue d’étendre son univers vidéoludique. On quitte aujourd’hui la Grèce antique pour plonger à pieds joints dans la mythologie chinoise avec le nouveau chapitre Mythes de l’empire céleste. Mais, visiblement, plus ça change... plus c’est pareil.

Non, Ubisoft n’a pas épuisé ses réserves d’inspiration en matière d’Immortals Fenyx Rising, comme en fait foi son deuxième chapitre additionnel (ou DLC, dans le jargon des joueurs), débloqué il y a une semaine. Cette fois-ci, le studio québécois a fait appel à son homologue de Chengdu, en Chine, pour donner vie aux divinités orientales dans une nouvelle aventure créée de toutes pièces. 

Mais même si on fait ici table rase, le dépaysement n’a rien de brutal, bien au contraire. Car ces contrées asiatiques aujourd’hui déployées dans Mythes de l’empire céleste sont calquées sur celles qu’on a pris un plaisir évident à explorer au cours de la campagne principale. 

Le valeureux Fenyx s’éclipse donc pour faire place à Ku, nouveau héros visiblement né du même moule. Sa mission : prêter main-forte à la déesse Nuwa afin de rétablir l’équilibre entre les mondes, soit le céleste et le terrestre.

S’ensuit alors une suite d’énigmes, d’affronts et de quêtes qui porteront pour les habitués un fort parfum de déjà-vu. Car si les mécaniques de résolution de puzzles sont sensiblement les mêmes qu’avant, il en est de même pour les ennemis, remâchés pour mieux coller à la prémisse orientale, ainsi que pour les objets à collectionner. 

Les ambroisies, utilisées pour allonger la jauge d’énergie vitale ? On leur a donné une teinte violacée, puis rebaptisées Xi Rang. Et ainsi de suite. 

Le bon et le mauvais

Le bon côté : on s’y retrouve hyper aisément. En revanche, on a l’impression de revivre exactement la même quête qu’avec Immortals Fenyx Rising, mais dorénavant enrobée de couleurs différentes. Ça, ça devient rapidement lassant. 

Mais redonnons à César ce qui lui revient. En se collant aussi près de la formule originale, Ubisoft réussit à recréer presque tous ses bons coups, à commencer par son esthétique franchement attrayante. On replonge donc avec une joie presque démesurée dans cet univers bédéesque et coloré qu’on avait quitté à regret une fois la campagne principale terminée. 

Parmi les subtiles différences, soulignons le ton utilisé pour ce Mythes de l’empire céleste. L’humour, omniprésent dans l’odyssée originale, est ici utilisé avec davantage de parcimonie. Et c’est tant mieux. En mettant la pédale douce aux gags – parfois douteux, d’ailleurs – qui saturaient le récit d’Immortals Fenyx Rising, on confère à la mythologie chinoise la noblesse qu’elle impose.

On ne peut toutefois s’empêcher de penser que ce nouveau terrain de jeu, si riche fertile, aurait peut-être été mieux servi par une campagne davantage étoffée dans un nouveau jeu lui étant dédié. Car, sachant ce dont est capable Ubisoft, on se serait précipités sur un Immortals Fenyx Rising 2 campé dans la mythologie chinoise. 


Le chapitre additionnel Mythes de l’empire céleste est présentement disponible pour les joueurs d’Immortals Fenyx Rising, sur consoles et PC. 

  • Immortals Fenyx Rising : Mythes de l’empire céleste (3/5)