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Des vendeurs de voitures électriques perçus comme des extraterrestres

Les pionniers ont dû importer eux-mêmes les véhicules des États-Unis en 2012

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Un concessionnaire de voitures électriques de Lanaudière tombé dans l’électrique par hasard a été perçu comme un extraterrestre quand il s’est mis à importer ces voitures des États-Unis.

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« On a vendu une Volt à un monsieur de Vancouver en 2013. Il a pris l’avion et l’a conduite d’est en ouest pour la ramener chez lui », se souvient Hugo Janson, directeur général de Bourgeois Chevrolet, à Rawdon.

Au Québec, ce concessionnaire de la région de Lanaudière est bien connu dans le milieu des « électromobilistes », comme on appelle dans le jargon les conducteurs de voitures électriques.

Pour Bourgeois Chevrolet, l’aventure a commencé en 2012 quand un client a offert sa Volt en échange. À l’époque, l’équipe ne connaissait rien des voitures électriques. Ils l’ont conduite tour à tour, l’ont adorée et ont décidé d’en offrir.

Mais quand est venu le temps d’en trouver, c’était une autre paire de manches.

« Vu que l’on avait de la misère à s’approvisionner en véhicules neufs, en 2012, le taux de change était bon, alors on a commencé à regarder pour faire de l’importation de véhicules électriques des États-Unis », poursuit Hugo Janson.

À l’époque, ils ont l’habitude d’importer des Corvette, alors ils ont appelé leurs partenaires pour explorer le filon de l’électrique avant tout le monde ici.

« On n’a pas attendu d’en avoir du manufacturier. On les a fait venir des États-Unis », résume Hugo Janson, qui se souvient du casse-tête logistique.

Par après, le succès a été immédiat. Dès qu’une Volt débarquait dans la cour du concessionnaire, elle trouvait preneur le temps de le dire.

« On avait l’air d’être des extraterrestres au début, mais maintenant notre expertise est reconnue. Tous nos conseillers aux ventes sont des experts de véhicules électriques », ajoute avec fierté Christine Bourgeois, propriétaire.

Panneaux solaires

Aujourd’hui, le concessionnaire continue de faire les choses différemment pour pousser plus avant le virage vert.

« Il y a quelques années, on a été les premiers à installer un panneau solaire pour recharger nos voitures électriques. On peut brancher huit véhicules sous le panneau solaire », lance Hugo Janson.

Pour Stéphane Pascalon, président du Club Tesla Québec, l’intérêt pour les voitures électriques ne fait que commencer et les Québécois s’aperçoivent à quel point le jeu en vaut la chandelle.

« Tu payes plus cher à l’achat, mais chaque fois que tu parcours 100 kilomètres avec ton véhicule électrique, tu économises 7 ou 8 $. Ton véhicule électrique va te coûter seulement 2 ou 3 $ aux 100 kilomètres », dit-il.

Après les rabais, avec les taxes, on peut se procurer une Tesla pour 50 000 $ et 55 000 $.

« Contrairement à l’opinion répandue, souligne-t-il, la Tesla est de plus en plus accessible », conclut-il.


♦ Sur les 91 826 véhicules électriques sur les routes du Québec au 31 décembre dernier, plus de 56 % étaient entièrement électriques et 44 % des hybrides rechargeables, selon l’Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ).

Voitures électriques (au 31 décembre 2020)    

  • Québec : 91 826  
  • Canada : 202 000   

NOUVEAUX VÉHICULES ÉLECTRIQUES SUR NOS ROUTES  

  • 2015 : 3214  
  • 2016 : 5086  
  • 2017 : 8476  
  • 2018 : 17 461  
  • 2019 : 27 248  
  • 2020 : 25 187   

TOP 5 DES MODÈLES  

  1. Volt (13 %)  
  2. Tesla Modèle 3 (12 %)  
  3. Nissan Leaf (10 %)  
  4. Toyota Prius (9,4 %)  
  5. Chevrolet Bolt (9,1 %)   

Source : Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ)