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Elle passe la pandémie sur une île paradisiaque

Une entrepreneuse québécoise vit et travaille au milieu d’une forêt à Bali

Isabelle Cloutier à Bali
Photos courtoisie, Isabelle Cloutier Le NYX est une sorte de resort paradisiaque où Isabelle Cloutier vit en communauté avec une quinzaine d’autres personnes.

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Une entrepreneuse québécoise a de quoi rendre jalouse alors qu’elle vit depuis un an sa pandémie dans une communauté d’expatriés sur une île paradisiaque à l’autre bout du monde.

« Au début je ne savais pas trop quoi faire, si je devais rentrer ou pas. Je me posais beaucoup de questions par rapport à la santé, les assurances, etc. [...] Finalement, j’ai pris le risque de rester et ça a été la plus belle décision de toute ma vie », raconte Isabelle Cloutier, qui vit depuis le 3 mars 2020 à Bali, en Indonésie.

L’entrepreneuse québécoise était en voyage à Bali lorsque la pandémie a frappé. Elle a alors décidé de rester vivre là-bas le temps que ça se calme.
Photo courtoisie, Isabelle Cloutier
L’entrepreneuse québécoise était en voyage à Bali lorsque la pandémie a frappé. Elle a alors décidé de rester vivre là-bas le temps que ça se calme.

L’entrepreneuse de 39 ans qui a lancé sa marque de vêtements de voyage, My Mujo, quelques mois avant la pandémie et qui est coach spécialisée en programmation neurolinguistique (PNL) avait la possibilité de travailler en ligne.

Bien consciente de son privilège, elle gère sa boutique et continue ses consultations avec ses clients québécois depuis son havre de paix, situé près de la ville de Bangli, dans ce centre-est de l’île. 

L’établissement est situé au centre-est de l’île indonésienne.
Photo courtoisie, Google Maps
L’établissement est situé au centre-est de l’île indonésienne.

Elle vit dans une sorte de petit resort, où elle loue une chambre. Dans cet endroit, une quinzaine de d’entrepreneurs des quatre coins de la planète, vivent en communauté.

Et pour laisser entièrement place à la créativité, des employés de l’établissement s’occupent du ménage et de la cuisine, explique celle qui venait déjà plusieurs mois par an sur l’île.

« Avec la pandémie, j’ai tissé des liens, j’ai monté mon équipe ici, je me suis enracinée ici et je suis vraiment attachée à mon style de vie », raconte-t-elle.

Vie en pandémie

Le vivre en co-living n’est pas tous les jours facile, confie celle qui est originaire de Saint-Hyacinthe et qui vivait à Montréal avant son départ.

« On a quand même eu des guerres d’opinion à l’intérieur de la communauté, comme partout. Mais après tout le monde a mis de l’eau dans son vin et on a trouvé une belle façon de se respecter et de trouver un équilibre », soutient Mme Cloutier.

Sur l’île, presque tout le monde porte le masque, explique-t-elle. Mais elle déplore encore que de nombreux touristes ne respectent pas les consignes et ne portent pas le masque.

« Il y a aussi des lavabos un peu partout pour qu’on puisse se laver les mains facilement, donc c’est très très propre », explique l’entrepreneuse.

La Québécoise a également pu voyager à l’intérieur de pays puisque les vols y sont autorisés. Toutefois les voyageurs doivent obligatoirement fournir un test de dépistage négatif datant de moins de deux jours pour revenir à Bali.

« Comme tout le monde est testé avant de venir sur l’île, c’est quand même sécurisant et sécuritaire ! », estime Mme Cloutier.

Gestion de la crise

Pour cette dernière, la crise au pays a été particulièrement bien gérée, notamment grâce aux « banjars », des chefs de villages. Ce sont eux qui s’occupent de dépister, isoler, vérifier qu’il n’y a pas de rassemblement ou que les mesures sanitaires sont respectées.

Actuellement, l’Indonésie recense plus de 4000 cas par jour. Toutefois, le pays compte plus de 276 millions d’habitants. Le pays dénombre également près de 41 000 décès depuis mars 2020.

Isabelle Cloutier a tout de même hâte de revenir dans la Belle Province pour retrouver sa famille, surtout que son frère est sur le point d’avoir un bébé.

« Idéalement j’aimerais revenir deux mois cet été, mais ça va dépendre d’où on en est avec la pandémie et les mesures », explique-t-elle.