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Vente d’Air Transat: les administrateurs montrés du doigt

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Le patron du Groupe Mach, Vincent Chiara, qui a déjà démontré de l’intérêt pour acheter Transat, ne prévoit pas revenir à la charge, et il pointe du doigt les administrateurs de la compagnie aérienne québécoise pour cet échec.

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En 2019, le Groupe Mach avait présenté une offre de 14$ par action, soit une proposition plus élevée de 40M$ par rapport à la première offre d’achat déposée par Air Canada. Le promoteur immobilier montréalais était alors épaulé par un partenaire espagnol et le gouvernement du Québec. 

Les mois suivants, Air Canada avait bonifié son offre à 18$ par action, ou 720M$. C’était toutefois avant la pandémie. L’automne dernier, l’offre pour Transat a plongé à 5$ par action (190M$ au total).

Aujourd’hui, M. Chiara se dit inquiet pour les actionnaires, les employés et les consommateurs. Il ne cache pas que Transat pourrait prochainement faire face à plusieurs offres hostiles provenant de l’étranger. 

«On se retrouve dans une situation vulnérable où ils devront considérer les options présentées. Ces options vont être très avares», prévient-il.

«Option intéressante»

Pour sa part, le président du Groupe Mach n’a pas l’intention de déposer une nouvelle offre. «Je suis passé à autre chose», dit-il, ajoutant que ses partenaires impliqués en 2019 ne sont, aujourd’hui, plus autour de la table. 

«Si la conséquence c’est le fait que les employés et les consommateurs sont affectés, cela va être une histoire triste», déplore M. Chiara. «À mon avis, ça va être la responsabilité des administrateurs qui ont, selon moi, mal géré la transaction», poursuit-il.

Ce dernier espère maintenant que Transat demeure une compagnie québécoise. Il est d’avis que l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, qui a déjà démontré de l’intérêt pour ce transporteur, est une «option intéressante».

«Pour moi, c’est important qu’un fleuron québécois reste entre les mains des Québécois. On sait qu’il va protéger les intérêts québécois dans cette société. Il demeure une belle option», estime-t-il.

«Je pense que l’option d’Air Canada nuisait aux employés à long terme et aux consommateurs. [...] Les administrations ont fait fi de cela, ce qui a aussi nui aux intérêts des actionnaires», ajoute-t-il.