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Nos jeunes méritent des écoles bien ventilées

Nos jeunes méritent des écoles bien ventilées
Photo d'archives

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Depuis le début de la pandémie, on s’est vite rendu compte que certains pans de notre société avaient un besoin criant d’investissements. On a qu’à penser à nos CHSLD ou à l’internet haute vitesse dans plusieurs régions du Québec.

Avec plusieurs établissements scolaires construits dans les années 70 et 80, la ventilation des écoles a rapidement été ciblée comme un risque de transmission d’un virus comme la COVID-19.

Mais avant de tout changer les systèmes de ventilation, il fallait bien entendu les tester.

Un protocole discutable

Bien avant qu’on apprenne, cette semaine, que la Santé publique et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) n’avaient pas validé le protocole des tests pour la ventilation des écoles, plusieurs observateurs se posaient des questions sur la cohérence de cette démarche.

Ça ne prenait pas un baccalauréat en ventilation pour savoir que si tu ouvres les fenêtres d’une classe pendant 20 min avant le troisième et dernier test, ça va faire baisser le taux de CO2.

Le Dr Stéphane Perron, médecin spécialiste en santé et environnement à l’INSPQ, avait même signalé la problématique au ministre de l’Éducation: «Si la procédure n'est pas standardisée, et que je voulais avoir des taux de CO2 bas, j'ouvrirais les fenêtres.»

Jeudi matin, à l’Assemblée nationale, c’est le ministre Mathieu Lacombe qui avait la lourde tâche de défendre son collègue ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Selon le ministre de la Famille, «les tests ont été bien faits, de façon rigoureuse».

On peut en douter.

L’avenir du ministre Roberge

Selon la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, M. Roberge «a menti» quand il a dit avoir reçu l’aval de la Santé publique, et «il doit signer sa lettre de démission».

Présentement, l’important n’est pas de savoir si le ministre de l’Éducation doit garder son poste ou non.

Le député Gabriel Nadeau-Dubois avait tout à fait raison quand il a dit: «Jean-François Roberge peut démissionner s’il le veut, il peut garder sa job, il peut prendre la fin de semaine pour y penser ou une année sabbatique, moi, ça ne me dérange pas. Ce que je veux, c’est que l’air que nos enfants respirent ne leur donne pas la COVID.»

François Legault a toujours dit que sa grande priorité était de garder les écoles ouvertes. Mais, pour réussir ce pari, il doit mettre toutes les chances de son côté, et ça commence par la ventilation.

Les parents méritent d’avoir l’heure juste, et avec tous les sacrifices que les enfants ont faits dernièrement, des classes bien ventilées seraient la moindre des choses.